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Sécurité routière : le dossier de permis à points rouvert
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Sécurité routière : le dossier de permis à points rouvert
22 000 accidents par an, soit une soixantaine par jour en moyenne... 131 morts pour 2006, et l?année n?est pas encore terminée? Face à ces chiffres inquiétants, les autorités ont décidé de s?attaquer au problème de front et de rouvrir le dossier du permis à points. Si cela fait plus de cinq ans que l?on en parle, le ministère des Infrastructures publiques a décidé, il y a quelques jours, de recommencer à zéro toutes les procédures pour une introduction en 2007 dans le meilleur des cas.
C?est du reste ce qu?a confirmé à l?express hier, le Dr Rashid Beebeejaun, ministre des Infrastructures publiques. Par la même occasion la Construction & Use of Vehicule Bill, projet de loi qui a été préparé il y a plus de trois ans, mais jamais présenté au Parlement, sera de nouveau dépoussiéré et peaufiné
Selon des informations disponibles, le principal obstacle à l?introduction du permis à points se trouve dans l?incapacité de la Traffic Branch de la police, de même que les District Courts, à s?informatiser. Cette étape est nécessaire car elle garantit une synchronisation et des échanges d?informations concernant les détenteurs de permis.
Or, un exercice d?appel d?offres lancé par les autorités pour l?informatisation de tout le système de permis de conduire s?est avéré un échec. Aucune des compagnies ayant participé à cet exercice n?aurait répondu aux attentes de la Traffic Branch.
Il était question, entre autres, de remplacer les permis actuels par des cartes magnétiques similaires à des cartes bancaires. Cela toucherait plus de 300000 conducteurs. La Traffic Branch de la police recherchait également des logiciels pouvant fournir, en temps réel, à la police des détails techniques pertinents sur le conducteur au moment où il subit un examen de routine.
Ce type de logiciel est assez répandu à l?étranger. Dans de nombreux pays utilisant le permis à points, il permet de savoir exactement si le conducteur a bien obtenu son permis, s?il a déjà été pris en contravention ou s?il est à bord d?une voiture volée ou pas.
<B>Instructeurs illégaux</B>
Quant au Construction & Use of Vehicule Bill, qui sera remis sur le tapis, il vise à spécifier si un conducteur détenant un permis pour conduire une voiture peut également conduire, comme c?est le cas actuellement, tous types de 4x2, 4x4, vannettes ou de véhicules de plus de 3,5 tonnes.
Ce projet de loi devra être présenté au Parlement l?année prochaine avant l?introduction du permis à points. Il convient de souligner que le permis à points en compterait 19. A chaque infraction au Code de la route, le conducteur se voit retirer un point au minimum. Pour des accidents graves liés à l?alcool au volant, ce sont cinq points qui partent et jusqu?à 12 points en cas d?homicide involontaire.
En attendant ces étapes cruciales le ministère de tutelle a demandé à tous les instructeurs d?auto-école de suivre des cours de formation dispensés par l?Industrial Vocationnal Training Board.
Ils sont 125 au total à détenir un permis d?instructeur d?auto-école et à être reconnus par la police. Toutefois, il y aurait aussi un nombre assez important d?instructeurs d?auto-école illégaux ne disposant pas de méthodes d?enseignement appropriées.
Selon certains chiffres disponibles, ces instructeurs illégaux seraient au nombre de 300. Le taux d?échec chez leurs élèves lors des examens pour le permis de conduire aux Casernes centrales serait très élevé. Ils seraient pour la plupart des fonctionnaires profitant de leur temps libre pour donner des cours.
En attendant que les autorités légifèrent sur le permis à points, des instructions ont été données au niveau de la police pour faire appliquer la loi avec sévérité. Ainsi, ce sera ?zéro tolérance? en ce qui concerne l?alcool au volant surtout à l?approche des fêtes de fin d?année.
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