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Ces centres culturels qui ne tournent pas rond

30 novembre 2006, 00:00

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Torpeur et stagnation. La question des terres d?Ébène, reprises à plusieurs associations dites ?socioculturelles?, vient remettre sur le tapis le problème des centres culturels. Une série d?institutions ? six au total ? aux sorts divers. Un comité ministériel comprenant, outre le ministre des Arts et de la Culture, Mahendra Gowressoo, ses collègues Rama Valayden, James Burty David, Anil Bachoo, Sheila Bappoo, Vasant Bunwaree et Abu Kassenally, se penche d?ailleurs sur la question.

Détonateur dans cette problématique, le terrain de 58 perches situé à Réduit, vis-à-vis de l?université de Maurice, qui devait accueillir le complexe polyvalent abritant les activités du centre culturel tamoul. Auditorium, centre de musique, bibliothèque inclus. Il est maintenant destiné à d?autres fonctions.

Les responsables d?alors ? dont Parama Valaydon, président du conseil d?administration ? s?étaient rendus en Inde pour trouver des fonds. Mieux, le budget 2005 ? 2006 faisait état d?une subvention de Rs 1 million pour la construction du siège du centre culturel tamoul. Les centres culturels telugu et marathi bénéficiaient d?une mesure identique.

Nouveau local vide

Mais le vent du changement a balayé directeurs et conseils d?administration. Dissous depuis juillet 2005. ?Nous sommes paralysés?, explique Parama Valaydon, président du conseil d?administration du centre culturel tamoul pendant trois ans. Son contrat n?a pas été renouvelé et le conseil d?administration n?a pas été reconstitué. ?Le centre culturel n?a jamais prôné une politique sectaire?, insiste-t-il. ?C?est dommage que le ministère des Terres ait repris le terrain qui nous était destiné.?

Le centre marathi aura-t-il plus de chance ? En tout cas, le local administratif flambant neuf, situé à Réduit, est prêt. Mais vide. Il ressort que la principale fonction de Sounita Raggoo, officer in charge du centre, est de traiter le courrier.

Au centre telugu, Atma Hutchamah ?apparemment? ? c?est le terme qu?il utilise ? officer in charge, est également le vice-président de l?Aapravasi Ghat Trust Fund. Son mandat d?officer in charge demande qu?il supervise les écoles de musique subventionnées par le centre.

Sept écoles qui proposent des formations en danse kuchi pudi, en chant Carnatic et en tabla. ?Le dernier conseil d?administration avait donné son aval pour commencer des cours de calligraphie, mais nous avons dû arrêter parce que quand il a fallu prendre d?autres décisions, cela n?a pas été fait. Au final, nous n?avons pas pu les mettre en place. Moi je ne peux pas prendre de décisions.?

À la rue La Paix à Port-Louis, c?est Habib-Ul-Lah Sayed Hossen qui occupe le fauteuil de président du conseil d?administration du centre culturel islamique. Un avis de recrutement pour un directeur du centre, en remplacement de Mohamadally Mownah, a été publié récemment.

Quant aux deux autres institutions, le centre Nelson Mandela pour la culture africaine et le centre culturel mauricien, ils sont aux antipodes en matière de fonctionnement. Si le premier a bien un conseil d?administration présidé par Jocelyn Gracieuse, avec pour acting director Colette Le Chartier, qu?il organise régulièrement des activités (dont un séminaire d?une journée sur le thème de la création de petites entreprises), le second ne donne pas de nouvelles. Signe qui ne trompe pas : le numéro de téléphone assigné à ce centre est hors service.

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