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300 commerçants sous l’eau

30 novembre 2006, 00:00

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“L’attente du réaménagement pèse lourd sur notre commerce”. La déclaration émane de Fidelis Raolison, délégué des marchands de Soamanatombo à Anosikely. Ceux-ci montrent leur mécontentement car ils baignent dans l’eau depuis quelques semaines.

“Les eaux stagnantes font fuir nos clients en saison pluvieuse”, déclare Raivomanana, autre occupant des lieux. Il explique que le marché de Soamanatombo nécessite des travaux d’urgence. “Ce qui est étonnant, c’est que les autres marchés de la capitale bénéficient de projets de réhabilitation alors que notre lieu de travail s’abîme de jour en jour”, interpelle Fidelis Raolison. Actuellement, ils sont 300 commerçants à occuper les lieux depuis 1994, année de leur transfert.

“Je me souviens qu’à cette époque, il y a eu une seule parcelle goudronnée mais le reste n’a jamais été réparé”, ajoute un autre marchand. Ces commerçants rappellent que les responsables des affaires économiques de la commune urbaine sont descendus sur le terrain en 2005. Ils ont procédé à des mesures qui ont abouti à un nouveau plan d’urbanisme. Mais celui-ci n’a jamais été réalisé, note Fidelis Raolison qui présume que c’est dû à l’absence de financement.

Les déclarations du délégué au maire du quatrième arrondissement rejoignent l’inquiétude des commerçants. “Nous sommes en train de préparer un dossier pour le réaménagement de ce marché. Si le budget est débloqué, les travaux commenceront tout de suite. Il faut toujours s’armer de patience”, note le responsable.

En attendant, les commerçants essaient de survivre tant bien que mal. “Parfois, il est dur pour nous d’attirer des clients. Les week-ends notamment, personne ne veut entrer dans les marchés. C’est à nous de nous débrouiller”, conclut Ranaivomanana.

<B>Fanja SAHOLIARISOA</B>

NOËL

Les jouets inondent le marché<</B>

Noël, fête chrétienne, est aussi celle des enfants. À moins d’un mois de la célébration de la Nativité, une variété de jouets commence à inonder les vitrines des magasins et les étals des marchés de la capitale.

Il y en a pour tous les goûts, pour tous les âges et pour tous les budgets. D’après un commerçant de Behoririka, “les poupées, les dînettes, les voiturettes, les petites motos, les scrabbles et autres jeux de société... sont les plus demandés depuis une semaine”.

Les prix varient en fonction des marques et de la qualité des jouets. Ainsi, les made in China sont accessibles à toutes les bourses. En revanche, à l’instar des vêtements, ceux qui sont fabriqués en Europe coûtent plus cher.

Avec Ar 5 000, une personne peut se procurer une petite poupée chinoise. Par contre, les voitures et les quads sont assez élevées dans la mesure où ils se vendent à partir de Ar 800 000.

“Pour l’instant, le commerce n’est pas encore florissant. Ces derniers jours, nous avons constaté que peu de parents font de l’achat des jouets, leur priorité. Beaucoup se contentent de comparer les prix”, indique un revendeur installé dans un pavillon d’Analakely. Cette situation ne concerne pas les grossistes qui affirment avoir déjà écoulé, auprès des détaillants, une bonne partie de leurs marchandises depuis quinze jours.

Henintsoa ANDRIAMIARISOA</B>

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