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La chasse aux capitaux étrangers
<B>Par Akilesh ROOPUN</B>
Les retombées des récentes missions de prospection du vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, et du Board of Investment augurent bien en termes d’investissement direct étranger (IDE) à Maurice. Certains groupes viennent prospecter les opportunités. D’autres, par contre, ont déjà beaucoup avancé dans leurs décisions de s’implanter chez nous.
Un des moyens de remettre l’économie sur une trajectoire de croissance forte et durable est de faire venir les IDE. Les investisseurs étrangers apportent non seulement les devises étrangères et créent de l’emploi, mais ils amènent aussi de nouvelles technologies, de nouvelles idées et du savoir-faire, de nouveaux marchés et de nouveaux réseaux.
L’investissement est un des moteurs de la croissance. La relance des initiatives privées par les opérateurs locaux et étrangers est déjà une indication d’un regain au niveau de l’activité en général dans le pays. Il y a encore du chemin à parcourir avant de pouvoir renverser la vapeur et créer une nouvelle dynamique au niveau de l’investissement privé.
Pour traduire cet objectif dans les faits, le gouvernement agit sur deux tableaux : multiplier les efforts de promotion à l’étranger et la transformation de l’environnement des affaires dans le pays.
Maurice se doit de développer de nouvelles “unique selling propositions” aux yeux de la communauté des investisseurs sur le plan international. Les autorités ont accommodé plusieurs mesures pour faciliter la venue d’entreprises étrangères. Le cadre régulateur pour démarrer et développer les affaires a été considérablement allégé.
Il faudrait toutefois développer d’autres forces concurrentielles. Les investisseurs ne viendront pas à Maurice uniquement parce qu’il est devenu plus facile de faire du business ici. Il faut pouvoir transformer les conditions compétitives de l’économie à plusieurs niveaux.
Dans cette optique, la réforme des lois du travail et le développement des ressources humaines s’avèrent urgentes. Les opérateurs étrangers voudront en premier lieu savoir s’ils auront les compétences dont ils ont besoin à des coûts compétitifs. Les lois rigides sur les conditions de travail et “hire and fire” telles qu’elles le sont actuellement imposent des coûts additionnels aux employeurs.
La surenchère salariale qui gagne graduellement certains secteurs dont la construction et les centres d’appels pourraient bien décourager certaines entreprises qui souhaitent monter des opérations à Maurice.
Maurice joue la carte d’une plate-forme ouverte, transparente et compétitive aux étrangers. Il faut qu’elle puisse respecter ces conditions. La fiscalité légère est un élément non négligeable destiné à réduire le coût de faire du business.
Il faut aussi progresser vite sur les autres fronts pour développer un centre d’affaires globalement compétitif car la chasse aux investisseurs sur la scène internationale devient de plus en plus compétitive.
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