Publicité

Paul Bérenger et Pravind Jugnauth : C?est la guerre !

26 novembre 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La question brûle toutes les lèvres dans les rangs du MMM et du MSM. Pourquoi Paul Bérenger, le leader mauve, semble s?être fâché tout rouge avec Pravind Jugnauth ? Le leader du MSM semble lui-même se poser la question. Surtout après la sortie de Bérenger contre Jugnauth, lors d?une conférence de presse, hier.

Les raisons de la colère du leader du MMM paraissent obscures. Il dit prendre acte du comportement de son ancien ministre des Finances. « Je suis en présence de certaines informations. Je suis en train de les vérifier. En tout cas, elles sont bien vilaines », déclare Paul Bérenger qui joue du coup au sphinx.

Une colère noire

Toutefois, certains au MMM livrent, à demi-mot, pourquoi Bérenger a piqué une colère noire. Depuis quelques semaines, des tractations intenses ont lieu entre les deux anciens partenaires. Mais au détour d?une conversation avec un agwa, Pravind Jugnauth aurait laissé entendre à son interlocuteur qu?une alliance avec le MSM était tout à fait possible. À la condition expresse que Paul Bérenger se retire de la scène?

Mais toute cette histoire agace Pravind Jugnauth qui nie en bloc. « De quelles vilaines informations parle-t-il ? Il est le seul à savoir ce qu?il veut dire ! Je trouve extrêmement dommage que dans le contexte actuel, au moment où le pays connaît beaucoup de difficultés, il choisisse de faire ce genre de déclarations irresponsables », rétorque le leader du MSM. Ce dernier affirme vouloir suivre l?évolution de la position de Bérenger et du MMM avant de répondre publiquement lors d?un meeting de son parti à Rose-Belle, vendredi prochain, le 1er décembre.

Entre-temps le leader mauve a d?autres occupations. Comme celle de défendre son ancien ministre des Infrastructures publiques, Ajay Gunness, qui a été convoqué par l?Independent Commission against Corruption (Icac), cette semaine, dans le cadre d?une enquête sur la rénovation de son bureau au ministère des Infrastructures publiques.

À défaut de pouvoir contrer l?Icac sur le terrain strictement juridique, Bérenger cherche des poux à l?Icac. En insinuant que la Commission aurait trop d?affinité avec le Parti travailliste (PTr). « Je trouve étrange qu?avant même qu?Ajay Gunness soit interrogé par l?Icac, cela avait été discuté dans le groupe parlementaire du PTr », lance Paul Bérenger. Qui n?hésite pas à se lancer dans la surenchère verbale en parlant ouvertement de « complot » à l?égard de son parti et d?un de ses membres en vue.

Délaissant les complots prétendument ourdis par ses adversaires du jour ou alliés de demain, Bérenger s?est toutefois rabattu sur quelques-uns des ministres travaillistes : Rajesh Jeetah et Dharam Gokhool en tête, respectivement ministre du Commerce et ministre de l?Éducation.

Au sujet de Jeetah, c?est carrément sa démission que réclame désormais le leader du MMM. À cause de sa manière « catastrophique » de gérer le dossier du marché local des fers de construction et des éventuels avantages additionnels comparés à certains producteurs ou importateurs locaux de fer au détriment de Desbro.

Les « zigzags » de Gokhool

Quant au ministre Dharam Gokool, il n?échappe pas lui aussi aux critiques de Paul Bérenger, bien qu?il ait décidé de changer radicalement d?orientation au sujet du ranking au Certificate of Primary Education. Il dénonce ainsi les « zigzags » de Gokhool qu?il accuse de ne pas être à l?écoute des pédagogues et des directeurs d?écoles.

En ce qu?il s?agit du Fact-Finding Committee institué par le gouvernement, le leader du MMM avance que trois compagnies indiennes et une compagnie mauricienne ont fait du landscaping et que le gouvernement, manifestement, était de mauvaise foi.

Abordant le chapitre de la situation dans les municipalités, il dénonce la mauvaise gestion des collectivités locales par les équipes actuellement à la barre. Le soutien a manqué aux clubs de jeunesse, aux clubs du 3e âge et aux clubs sportifs.

Publicité