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Le bilan de santé du continent est ?dramatique? mais il s?améliore

24 novembre 2006, 00:00

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L?Afrique est en train de trouver des solutions africaines à ses problèmes de santé, s?est félicitée, récemment, l?Organisation mondiale de la santé (OMS), même si le continent reste de loin le plus touché de la planète par des maladies telles que le sida et le paludisme.

Dans son premier rapport jamais consacré à la santé des Africains ? l?étude porte uniquement sur ?la région africaine? au sens de l?OMS, qui exclut le Maroc, la Tunisie, la Libye, l?Egypte, le Soudan, Djibouti et la Somalie ?, l?OMS espère que ?la région pourra peu à peu, moyennant une aide internationale suffisante, relever les défis colossaux auxquels elle doit faire face?. Voyant ?partout des signes tangibles? de progrès, l?OMS souligne que des maladies comme la lèpre ou la polio sont en passe d?être éradiquées.

A propos du sida, s?il continue à ?dévaster? le continent, qui rassemble 60 % des séropositifs mondiaux contre seulement 11 % de la population, plus de 800 000 Africains reçoivent désormais des médicaments antirétroviraux, soit huit fois plus que fin 2003.

Contre le paludisme (90 % des cas mondiaux en Afrique), 33 des 42 pays d?Afrique concernés par cette maladie ont désormais recours au traitement le plus efficace, l?artémisinine, fait valoir l?OMS. Quant à la rougeole, le nombre de décès est en baisse de 90 % depuis 1999, alors que plus de 60 % de la population bénéficie d?un vaccin dans 37 pays de la région.

?L?Afrique doit faire face à la crise de santé publique la plus dramatique de la planète, mais le rapport montre qu?il existe des solutions de santé publique qui donnent des résultats concluants dans le contexte africain?, a souligné le président de la Commission de l?Union africaine, Alpha Oumar Konaré, cité par l?OMS.

Au chapitre des obstacles qui restent à surmonter, l?OMS s?alarme des taux élevés de mortalité de la mère et du nouveau-né. Sur les 20 pays de la planète présentant les taux de mortalité maternelle les plus élevés, 19 sont en Afrique. Le continent enregistre, en outre, le taux le plus élevé de mortalité néonatale du monde.

Pour une partie importante de la population, les besoins d?assainissement de base ne sont toujours pas satisfaits : seuls 58 % des habitants de l?Afrique subsaharienne ont accès à l?eau potable, relève l?OMS. Les maladies cardiovasculaires et le diabète progressent, et les accidents figurent toujours parmi les principales causes de décès dans la région.

IMMIGRATION

<B>L?Union européenne et l?Afrique veulent coopérer plus largement sur l?immigration</B>

Les représentants des 25, de la Commission européenne et de l?Union africaine sont réunis pour une conférence à Tripoli, en Lybie. Tous veulent oeuvrer ensemble à sécuriser leurs frontières tout en s?attaquant à la pauvreté de l?Afrique, principale racine de l?exode vers l?Europe comme le rappelle Franco Frattini, le vice-président de la Commission européenne : ?L?immigration n?est pas un problème de sécurité. C?est en premier lieu un problème d?inégalités profondes, de pauvreté et de chômage. C?est pourquoi l?Union européenne veut coopérer avec l?Union africaine afin de favoriser la croissance et l?emploi?. Les discussions achoppent pour l?instant sur les modalités de financement des projets de développements.

TRISTE CONSTAT

<B>Les neiges du Kilimandjaro ne seront plus éternelles, à qui la faute ? </B>

Réchauffement climatique, déforestation, précipitations trop faibles : les scientifiques s?interrogent sur les raisons de la disparition progressive des neiges éternelles du Kilimandjaro, le plus haut sommet d?Afrique qui culmine à 5 895 mètres.

Il y a deux ans, un Tanzanien, Faustin Meela, qui habite le village de Marangu au pied de la majestueuse montagne, n?en a pas cru ses yeux. Le glacier du Gredner sur le ?Kili?, qu?il avait escaladé six ans auparavant, avait disparu.

Et le pire est peut-être à venir. Le peu de glace et de neige qui restent au sommet du Kilimandjaro, mais aussi sur le Mont Kenya et les montagnes Ruwenzori (entre la RDCongo et l?Ouganda), pourraient disparaître d?ici à 20 ou 50 ans, selon les scientifiques.

La perte de ces trésors naturels peut être en grande partie attribuée à l?homme, estiment-ils. Et plus précisément aux émissions de gaz à effet de serre, qui sont liées à la combustion des énergies fossiles (gaz, pétrole, charbon) et piègent la chaleur du soleil dans l?atmosphère, provoquant un réchauffement de la Terre.

Mais les scientifiques reconnaissent aussi manquer cruellement d?informations, en raison notamment du peu de données météorologiques locales, pour expliquer totalement la fonte des neiges sur les sommets africains.

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