Publicité
Matchstick Men de Ridley Scott
Roy, maître de l?arnaque, et Frank, son poulain, charmeur et dynamique, sont les as des coups bien montés. Ils n?emploient pas la force et ne se sont jamais fait prendre. Ils vendent simplement des systèmes de filtrage d?eau bas de gamme à des coûts prohibitifs en promettant à leurs pigeons des lots alléchants qu?ils n?obtiendront jamais. En dépit du million que Roy a amassé, son existence est malheureuse. Souffrant d?agoraphobie et de troubles obsessionnels compulsifs, il perd pied à la moindre fenêtre ouverte. Il ausculte la moquette, enchaîne cigarettes et ouvertures de portes, mange du thon dans sa boîte pour ne pas salir et s?accommode d?un chien en céramique comme compagnon. Ces routines très élaborées lui compliquent terriblement la vie.Paradoxalement, il connaît le répit en escroquant les gens. Mais sans ses médicaments, il devient une épave et se met à tout nettoyer frénétiquement. Frank finit donc par l?envoyer chez un psy. En dehors de Kathy, la gentille caissière du supermarché, Frank est son seul contact régulier.
Au cours des entretiens, le docteur Klein l?encourage à renouer avec le passé. Il aide aussi Roy à rencontrer Angela, sa fille de 14 ans, dont il soupçonnait l?existence sans jamais avoir cherché à la voir.
<B>(Mcinema.com-Hugo </B> <I>de Saint Phalle)</I>
<B>Un film d?acteurs</B>
Bonne nouvelle ! Le film de demain soir, salué par la critique américaine, vaut le détour.
?Avec Les Associés, Ridley Scott semble se laisser aller, pour le plaisir, à l?exercice de style. Le but : s?amuser en signant une comédie dramatique sans prétentions. L?objectif est modeste mais largement atteint par le cinéaste, qui évite la surenchère et donne une importance primordiale à ses personnages. Gâtés par des rôles en or, les comédiens nous ravissent. Nicolas Cage fait preuve d?un réel potentiel comique. Son personnage de névrosé obsessionnel aurait pu le faire dérailler, mais l?acteur l?incarne avec une sobriété convaincante. Mêmes félicitations pour son compère arnaqueur
Sam Rockwell, qui confirme la très bonne impression qu?il avait laissée dans Welcome to collinwood et surtout Confessions d?un homme dangereux.(?) (Ridley Scott), un cinéaste qui n?oublie pas d?emballer son ?uvre d?une mise en scène bien léchée et d?une pirouette finale maligne, pour en faire un divertissement léger mais de haute tenue.?
<B> (Mcinema.com-Hugo </B> <I>de Saint Phalle)</I>
Publicité
Publicité
Les plus récents