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Affaire du Labour : Tony Blair prochaine cible ?
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Affaire du Labour : Tony Blair prochaine cible ?
Tony Blair se trouve encore une fois dans de beaux draps. En effet, il pourrait être le premier chef d?un gouvernement britannique depuis près de quatre-vingt-dix ans à devoir répondre à la police dans une affaire criminelle. Mais l?intéressé espère que la procédure traînera assez en longueur pour que cette interrogation humiliante n?ait lieu qu?après son départ du pouvoir.
Depuis mars, Scotland Yard enquête sur le financement du Parti travailliste, et plus précisément, sur les conditions dans lesquelles des prêts secrets lui ont été versés pour subventionner sa campagne électorale de 2005.
L?affaire a éclaté lorsque la commission chargée de valider les nominations à la Chambre des rejeté les noms de trois hommes d?affaires proposés, comme il en a le droit, par le Premier ministre. Ces trois milliardaires avaient prêté plusieurs millions de livres au Labour en 2005. Soupçonné d?avoir voulu récompenser de généreux bienfaiteurs, M. Blair a reconnu qu?il avait eu tort de ne pas préciser que ses candidats avaient prêté de l?argent au parti. Légalement, M. Blair n?a commis aucune faute, car, contrairement aux dons, les prêts commerciaux n?ont pas à être déclarés.
L?ennui, c?est que les prêteurs ?oublient? de se faire rembourser. Au total, le Labour a reçu 14 millions de livres à l?insu de son trésorier. En outre, le parti pourrait avoir violé la loi de 1925 interdisant ?l?abus des titres honorifiques?, s?il est prouvé que ses bienfaiteurs ont été récompensés par de tels titres ou des sièges de lords.
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