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Claude Ruel directeur général du réseau québécois des écoles micro-entreprises environmentales
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Claude Ruel directeur général du réseau québécois des écoles micro-entreprises environmentales
● ?L?élitisme est du bachotage?, ou n?apprendre que pour réussir à un examen. Vous avez tenu ces propros lors de votre intervention, à l?atelier de réflexion, hier, à l?Institut de la francophonie pour l?entrepreneuriat. Expliquez-vous.
L?élitisme, selon moi, c?est mettre la priorité au mauvais endroit. Cela équivaut à l?hypothèse que seuls les meilleurs, au sens académique, pourront permettre au pays de bien se placer dans le concert des nations. Ce qui n?est pas le cas. Parce que le pays a besoin de toutes ses ressources pour relever les défis, tant à l?intérieur qu?à l?extérieur, au sein de toutes les organisations, publiques, ou privées.
● Est-ce qu?une élite est importante pour le progrès d?un pays?
A mon sens, l?élite à laquelle on pense est une élite d?hier. Car celle de demain devra davantage compter sur la capacité de s?adapter et de faire face à des enjeux encore inconnus de nous. Je ne veux pas nier l?importance de la connaissance. Je viens simplement privilégier et promouvoir la personne et son potentiel de création et d?adaptation à des contextes et des besoins nouveaux.
● Vous avez rencontré lundi, le ministre de l?Education, Dharam Gokhool, pour parler de la culture entrepreneuriale à l?école. Quelle est votre définition de cette notion ?
Cette culture consiste à créer un contexte où l?enfant apprend d?abord à entreprendre et entreprendre sa vie. Il y parvient ce à travers des situations concrètes, qui l?aident à développer sa confiance en lui, sa créativité, une attitude entrepreneuriale et d?autres valeurs. Un tel projet à l?école permet à l?enfant de s?impliquer différemment, de prendre des décisions et d?agir. Ce n?est pas forcément un sujet impliquant des finances. Par exemple, un projet qui entraîne la participation de l?enfant est celui de concevoir et monter une pièce de théâtre.
Dans le cas d?une école plus entrepreneuriale, l?enfant apprend, entre autres, à avoir plus de confiance dans son potentiel, être plus créatif, responsable et autonome. De fait, l?école devient plus intéressante. L?enfant est plus motivé.
● Quelle est l?importance de cette culture dans un contexte de mondialisation ?
Nous voulons créer de futurs Mauriciens qui aient plus confiance en soi et qui soient plus créatifs, qui découvrent de nouveaux besoins et fondent et créent de nouvelles entreprises pour y répondre. Qui plus est, cette culture amène des employés beaucoup plus dynamiques au sein de l?entreprise existante. En ce faisant, ils augmentent leur compétitivité dans le cadre de la mondialisation.
Propos recueillis par Kamlesh BHUCKORY
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