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La police enquête sur un réseau de faussaires de chèques

8 novembre 2006, 00:00

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Le Central Criminal Investigation Department (CCID) enquête sur l?existence d?un réseau fabricant de faux chèques. Ceux-ci portant chacun un numéro inexistant, présentent de grandes similitudes, avec un chèque authentique de la State Bank of Mauritius (SBM).

Celle-ci s?est retrouvée, avec 17 chèques contrefaits portant une fausse signature et un faux nom. Une déposition a été consignée par un des responsables de la banque au CCID à cet effet. Les chèques ont été saisis par la police, comme pièces à conviction. L?inspecteur Ramasawmy et son équipe orientent leurs investigations sur une bande organisée qui disposerait de matériels très sophistiqués pour la fabrication de ces chèques.

Un premier suspect a été arrêté, lundi, dans le cadre de cette affaire. Il s?agit de Jean Ludovic Coiffic, un carreleur de 22 ans. Il est soupçonné d?avoir payé la note de divers produits, dans plusieurs centres commerciaux, avec des chèques falsifiés. Interrogé hier matin par les limiers du CCID, il a, en présence de son avocate, Me Nushumi Balgobin, nié les accusations portées contre lui.

Il a été inculpé devant le tribunal de troisième instance de la cour de Port-Louis, hier. Deux accusations provisoires ont été retenues contre lui. Il est accusé de faux (forgery) et usage de document bancaire falsifié (making use of a forged Bank writing). L?acte d?accusation soutient qu?il aurait, en 17 occasions, durant la période de septembre à octobre 2006, réglé plusieurs achats par 17 chèques contrefaits de la SBM. La police ayant objecté à sa remise en liberté sous caution, il a été reconduit en cellule policière jusqu?à sa prochaine comparution mardi prochain.

Les faits remontent au mois d?octobre lorsque des commerçants, munis de leurs chèques sont étonnés d?apprendre par la SBM que ce sont des faux. Plusieurs autres sont ensuite avisés que leurs versements ne peuvent être honorés pour la même raison.

Identifié par une caméra de surveillance

Les chèques, entre Rs 4 000 et Rs 360 000, avaient servi pour l?achat de peinture, de cartes prépayées, de pièces de voitures et de bijoux. Le suspect s?était même rendu dans un bureau de change pour une transaction de Rs 90 000. C?est une caméra de surveillance qui a permis à la police de l?identifier. Il a été arrêté, lundi matin, alors qu?il comparaissait devant le tribunal de Mahébourg pour une autre affaire.

Une confrontation est prévue entre les commerçants et le suspect, aujourd?hui. La police poursuit son enquête afin de remonter jusqu?au présumé cerveau. Selon une source proche des enquêteurs, il est fort probable que cette bande s?adonnerait aussi à la fabrication de fausses monnaies. Affaire à suivre?

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