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Viol allégué : Mathieu Laclé entendu

21 octobre 2006, 00:00

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C?est à huis clos que Jacqueline Dursoniah, l?agent de liaison de 45 ans qui a porté plainte contre le conseiller au ministère de l?Agro-industrie Mathieu Laclé pour viol, a consigné sa déposition hier. Le délit, selon elle, s?est produit le 13 avril 2006 en sa résidence à School Lane, Pailles.

Jacqueline Dursoniah est apparue isolée et crispée dans la salle d?audience. De temps à autre, on pouvait la surprendre en train de se confier à son homme de loi, l?avocat Ashley Huranghee.

Du côté de la défense, Mathieu Laclé arrive encadré de sa femme et des proches. Un vieil ami, l?ancien député mauve Rajen Dayalah, est aussi venu le soutenir.

A l?appel, Mathieu Laclé entre dans le box des accusés. Le procès qui se déroule devant les magistrats Hajee Abdoula et Jane Lau Yuk Poon commence. L?accusation est représentée par Me Rashid Ahmine, Principal State Counsel, assisté de Me Odile Ombrasine, State Counsel et de l?inspecteur Muragun. Mathieu Laclé est défendu par Me Joy Beeharry, assisté de Me Ashvin Luximon.

Dans sa déposition lue en cour par le Detective Inspector Gobin, Mathieu Laclé évoque ses relations avec Jacqueline Dursoniah. Il nie l?accusation portée contre lui et précise que la quadragénaire était consentante. Mathieu Laclé l?appelle « affectueusement » nounou. Il souligne qu?ils se connaissent bien parce qu?ils sont tous deux en politique.

Le conseiller rencontre Jacqueline Dursoniah en décembre 2005 dans une institution bancaire à Port-Louis. Ils auraient alors échangé leurs numéros de portable. Lors d?un projet pour une école ZEP à Pailles auquel ils participent tous deux, ils se lient d?amitié. Mathieu Laclé promet de remettre à Jacqueline Dursoniah des médailles destinées aux élèves et valant chacune Rs 700.

Jacqueline Dursoniah l?aurait souvent appelé. Ce qui les aurait rapprochés encore. Les deux se commencent à se voir plus souvent.

Mathieu Laclé raconte qu?à la fin de février 2006, Jacqueline Dursoniah est venue chez lui. L?épouse de Mathieu Laclé est alors absente.« Jacqueline et moi nous avons fait l?amour à mon domicile? », relate Mathieu Laclé.

Le 13 avril 2006, date du délit allégué, le chauffeur de Mathieu Laclé est allé chercher Jacqueline Dursoniah au collège Royal de Port-Louis pour l?emmener chez elle à Pailles. A cette occasion, Mathieu Laclé dit avoir donné de l?argent pour acheter des gâteaux pour Jacqueline. Il précise avoir pris un taxi pour se rendre chez Jacqueline à Pailles.« Nous avons fait l?amour. Puis nous avons eu des relations sexuelles avec son consentement », explique-t-il dans sa déposition.

Mathieu Laclé a appelé un chauffeur de taxi qui a déposé Jacqueline Dursoniah au collège Royal de Port-louis et lui-même à son bureau à Port-Louis. Pour la fête de Pâques, raconte-t-il, Jacqueline est venue chez lui mais il n?était pas à la maison.

Mathieu Laclé indique que plus tard il a appris que Jacqueline Dursoniah était une femme dangereuse et qu?elle aimait faire du chantage. « J?ai pris mes distances », dit-il.

L?accusé nie avoir malmené la plaignante. Le sergent Bholah a produit le plan de la maison de la victime. Il indique que les toilettes se trouvent dans la cour.

Le constable Sokalingum Iyaloo a déposé trois photos alors que le caporal Ibrahim a produit cinq pièces à conviction. L?affaire a été renvoyée au 8 novembre 2006.

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