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Chikungunya : l?urgence du nettoyage

20 octobre 2006, 00:00

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Quelque 3 000 personnes touchées en 2005 et 10 000 cas confirmés en laboratoire à ce jour, pour 2006. Le chikungunya doit à tout prix être combattu. Et ce, avant l?arrivée des grosses pluies. Un atelier de travail d?une demi-journée a ainsi eu lieu, hier, à la municipalité de Quatre-Bornes, dans le cadre de la campagne nationale contre le virus.

La campagne de prévention fait d?abord ressortir la nécessité de se protéger contre les piqûres de moustiques, notamment à travers le nettoyage systématique des lieux de prolifération, c?est-à-dire là où il peut y avoir de l?eau, même en petite quantité. Car, pour la ponte, le moustique n?a pas besoin d?eau immédiatement. Durant six mois à deux ans, les ?ufs peuvent rester en état, pour ne se développer qu?à l?arrivée des pluies. La larve peut se développer dans le calice des fleurs d?eucalyptus qui ne fait que quelques millimètres. C?est dire l?urgence du nettoyage de jardin ou de grands espaces verts.

L?Institut Pasteur n?a pas encore confirmé si la transmission du virus du moustique Aedes albopictus se fait à sa propre progéniture lors de la ponte. Le Dr Bernard A. Gaüzére déclare, toutefois, qu?à la Réunion, des oeufs du moustique ont été découverts, avec le virus du chikungunya. Il s?exprimait lors du septième forum de pneumologie de l?océan Indien, au Hilton, à Flic-en-Flac. Il précise cependant que cette découverte devrait être confirmée en laboratoire.

Il semblerait, en outre, qu?une deuxième espèce de moustique sur les cinq qui existent à Maurice, a le potentiel de transmettre le chikungunya bien que ce phénomène n?ait pas encore été observé. Et l?entomologiste Bheecarry, du ministère de l?Environnement, a fait remarquer qu?une autre espèce de moustique mange les larves des autres moustiques, dont ceux de l?Aedes albopictus.

Le Dr Deelchand a, pour sa part, rappelé qu?il n?existe, contre le chikungunya, que des traitements symptomatiques. On traite donc les symptômes qui peuvent être forte fièvre, crampes, douleurs dans les articulations, inflammations (dont la conjonctivite), manifestations cutanées, irritations de gorge, vomissements, coliques, mal de ventre, saignements de nez, saignements des gencives, et maux de tête. Le virus serait, du reste, une maladie chronique dans 13 à 14 % des cas. Ce retour, qui est un développement des séquelles, peut durer plusieurs semaines, voire plusieurs années.

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