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Le trafic aérien peine à redémarrer

19 octobre 2006, 00:00

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Le trafic aérien réunionnais a du mal à se stabiliser. Pire, les compagnies aériennes ont enregistré une nouvelle baisse de fréquentation pour le mois de septembre, soit une chute de 15 % depuis le début de cette année. Elles n?étaient que 90 672 personnes à avoir voyagé durant le mois de septembre, soit 10 000 de moins pour la même période en 2005.

Malgré une relative stabilisation pour les mois juillet ? août, le trafic de passagers locaux a encore une fois chuté. Cette baisse de fréquentation depuis début 2006 se traduit par la crise du chikungunya qui a touché l?île de la Réunion de plein fouet au premier trimestre.

Mis à part des vols au départ ou à destination de la Grande Île, les autres liaisons sont, pour leur part, toutes affectées par la crise qui touche le secteur aérien. Comme le rapporte le Journal de l?île de la Réunion (JIR) dans son édition du 16 octobre : ?Si l?on exclut les passagers en transit des calculs, la fréquentation chute de 16,5 % entre Paris et la Réunion, de 16,9 % entre Saint-Denis et Plaisance et de 22 % avec l?Afrique du Sud. En théorie, cette tendance peut encore être corrigée d?ici à la fin de l?année, la haute saison démarrant traditionnellement au dernier trimestre.?

Malgré toute la volonté investie pour faire repartir la destination réunionnaise, ?rien ne laisse présager pour l?instant une reprise significative du trafic. Gérard Ethève, le président du directoire d?Air Austral, reconnaissait que le mois de novembre serait ?mauvais?. Les craintes d?Air Austral, seul opérateur aérien à revendiquer une augmentation du nombre de passagers transportés ces derniers mois, sont évidemment partagées par les autres acteurs. Depuis le début de l?année, Air France a perdu 18,5 % de sa clientèle sur la ligne Paris-Réunion. Corsair affiche des résultats encore plus catastrophiques avec un recul de plus de 25 %. Ensemble, ces deux compagnies ont perdu selon certaines estimations confidentielles, entre 60 et 80 millions d?euros de chiffre d?affaires. À l?instar de l?ensemble du secteur touristique, les transporteurs redoutent aujourd?hui une reprise même partielle de l?épidémie. La saison aérienne qui s?achève chaque année fin mars serait alors définitivement compromise?, rapporte toujours le JIR.

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