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Patrice Hardy, entrepreneur de l?ann

8 octobre 2006, 00:00

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Progression des chiffres d?affaires, sens de l?innovation, transfert de savoir-faire hors des côtes mauriciennes, engagement social en sus d?un sondage de la société d?études Ipsos, océan Indien auprès des chefs d?entreprise mauriciens.

Critères exigeants certes, mais à la portée du président-directeur général du groupe hôtelier Naïade. Patrice Hardy a remporté le titre de l?entrepreneur de l?année dans le cadre de la sixième édition du Tecoma Award, concours du magazine L?Eco Austral.

L?homme brille tant par ses résultats actuels que par le parcours qui l?a amené à revendiquer son empreinte sur un marché où dominent deux grands noms de l?industrie à savoir les groupes Beachcomber et Sun.

Naïade est constitué de huit établissements dont deux aux Maldives et aux Seychelles respectivement. Son chiffre d?affaires est de Rs 1,58 milliard. Le groupe a réalisé des profits de Rs 339 millions. Quelque 2 000 personnes y sont employées. Le groupe compte 1 400 chambres et se propose de doubler ce chiffre en 2007.

Et pourtant, celui qui a présidé l?Association des hôteliers et restaurateurs-île Maurice (Ahrim) pendant deux ans ne se destinait nullement à faire carrière dans l?industrie du tourisme. Avant de faire son entrée dans ce secteur, il gagnait son salaire comme monsieur tout le monde et ce, grâce à sa maîtrise de l?application de techniques informatiques aux travaux dans les sphères des bureaux, la bureautique.

Mais bien vite, Patrice Hardy se sent attiré vers d?autres horizons.

Et coup d?essai, coup de maître. L?architecture créole attrayante du Tropical, à Trou-d?Eau-Douce s?impose comme une marque de réussite.

Le Pavillon, au Morne, se distingue avec le style colonial de ses villas. Puis, Beau Rivage, à l?Est, le fleuron du groupe, monte le ton en réussissant le difficile pari d?allier la subtilité et la volupté. Un label 100 % est né. Une assise renforcée par l?introduction du groupe sur le second marché de la Bourse des Valeurs.

Sur le plan social, c?est la main tendue aux jeunes sans lendemain. Son école de musique lancée au Morne a fait surgir une quarantaine de « Mozart » dont l?indifférence vouait à une mort sociale certaine.

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