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Controverse sur les Escales mauriciennes
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Controverse sur les Escales mauriciennes
Coup dur pour la campagne touristique les Escales mauriciennes et la participation au Salon Top Résa de Deauville qui alimentent les débats en prenant une connotation politique. Le leader du Mouvement socialiste militant (MSM), Pravind Jugnauth, est monté au créneau pour dénoncer les dépenses de la délégation ministérielle, à Deauville (il parle d’un montant de Rs 15 millions), qualifiant l’opération de “flop”.
Xavier Duval, le ministre du Tourisme, réfute ce chiffre. “Cela a coûté une fraction de ce qu’il avance. Nous allons compiler les chiffres cette semaine”, affirme le ministre du Tourisme. Quant aux opérateurs touristiques, ils ne veulent même pas entrer dans ce débat. Jean-Michel Pitot, le président de l’Association des hôteliers et restaurateurs de l’île Maurice (Ahrim), pour sa part, dresse un bilan positif de l’ensemble de la mission. Il faisait partie de la délégation qui s’est rendue dans quatre villes de France, du 12 au 15 septembre, puis à Deauville, du 21 au 23 septembre.
Au chapitre des dépenses, chacun des opérateurs ayant participé à cette campagne touristique a versé à la Mauritius Tourism Promotion Authority (MTPA) entre 2 000 euros et 3 000 euros (Rs 80 000 à Rs 120 000). Cette somme comprend les frais de location des salles et l’organisation des soirées. Le tout était orchestré par la MTPA. Deux chefs mauriciens et une troupe de séga ont ajouté une touche locale aux événements. “Chacun des participants a assuré son hébergement”, indique le président de l’Ahrim.
Les Escales ont lieu depuis trois ans déjà avec les représentants des principaux groupes hôteliers, basés à Paris et le bureau de la MTPA de Paris. Sept ou huit villes françaises ont été identifiées. Cette année, les mêmes villes ont été choisies mais l’opération s’est concentrée sur quatre d’entre elles : Toulouse, Bordeaux, Lyon et Marseille.
La délégation a été renforcée par la présence du ministre du Tourisme, du secrétaire permanent de ce ministère, du directeur de la MTPA, ainsi que du président de l’Ahrim. “Certains patrons de l’hôtellerie et du tourisme, des membres de l’état major-d’Air Mauritius étaient également présents”, insiste Jean-Michel Pitot.
L’opération a été étendue, pour la première fois, à Munich, en Allemagne, en marge du nouveau vol direct d’Air Mauritius (dès le 2 décembre). Même scénario et même package pour cette “nouvelle escale”… Quant à Deauville, les opérateurs ont pu jouir d’un nouveau stand dont la réalisation a coûté “très cher”. Les grands groupes hôteliers possédaient, eux, leur propre stand.
Pour Jean-Michel Pitot, il est donc “réducteur” de chercher des retombées immédiates d’une telle mission. Il avance que les premiers effets se feront sentir dès novembre ou décembre. En revanche, il affirme que la couverture médiatique, en France, a été bonne. “Nous avons surtout pu affermir la famille touristique.”
Plus largement, Jean-Michel Pitot estime que c’est la somme de plusieurs événements qui feront l’image de Maurice à moyen et à long terme. “Dans un monde dominé par la publicité, les résultats ne sont pas liés à des actions précises. Il n’y a donc pas de retour direct sur un investissement direct”, conclut-il.
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