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Une loi pour punir la négligence face au ?chik?
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Une loi pour punir la négligence face au ?chik?
Responsabiliser le public est un des moyens employés par les autorités pour lutter contre le chikungunya. Les amendements qui seront apportés au Public Health Act s?inscrivent dans cette perspective. Ils prévoient une contravention directe verbalisant les habitants négligents.
Le ministre de la Santé, Satish Faugoo, évoque à nouveau cette mesure, actuellement peaufinée au parquet. Il prévoit de la présenter à l?Assemblée nationale à la rentrée parlementaire, en novembre. Il a annoncé l?imminence de cette loi, à Triolet, lors de l?ouverture d?un atelier de travail, destiné aux Community Health Leaders.
La loi actuelle prévoit déjà des peines à l?encontre de ceux qui ne nettoient pas leur cour, et risquent de mettre en danger la santé publique. Elles seront désormais plus sévères. Il ne sera plus question d?un simple avertissement pour inciter à nettoyer : la personne dont la cour permet la prolifération des moustiques devra payer une amende sur le champ.
L?atelier de travail d?hier est le premier d?une série de 46. Ils auront lieu à travers l?île pour sensibiliser quelque 1 500 Community Health Leaders. À leur tour, ils devront éduquer la population aux mesures pour prévenir le chikungunya. Des directeurs de ressources humaines, des health and safety managers d?entreprises et des enseignants seront également conscientisés.
Cette mobilisation, insiste le ministre de la Santé, est nécessaire, de l?avis de tous les experts étrangers venus aider le pays à éradiquer cette maladie. ?Toutes les mesures ne serviront à rien sans une responsabilisation de la population. Comme certaines autres maladies, le chikungunya peut être prévenu. Il nous faut faire des efforts.?
La Regional Public Health Superintendent, Amita Pathack, a fait un exposé sur les défis auxquels le pays est confronté à cause de cette maladie. Elle a fait partie d?une délégation qui a suivi une formation à la Réunion sur le sujet.
D?autres thèmes, tels que la transmission, le contrôle du vecteur, les moyens pour changer le comportement individuel, ont été abordés lors de cet atelier de travail.
Le même exercice sera fait à Flacq, Mahébourg, Pointe-aux-Sables, Quatre-Bornes et Port-Louis, en octobre. Ce premier lancement a eu le soutien du groupe hôtelier Naïade Resorts. Satish Faugoo a d?ailleurs rappelé l?impact négatif de cette maladie sur l?industrie touristique.
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