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La deuxième cybertour remplie à 70 %

25 septembre 2006, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

A peine sa construction terminée que des contrats ont été signés entre la Business Parks of Mauritius Ltd (BPML) et des opérateurs pour la location. Résultats : 70 % d?espaces ont déjà été réservés dans la deuxième cybertour à Ebène. L?édifice a d?ailleurs été livré à BPML, mardi dernier.

Sept des dix étages de la deuxième cybertour ont déjà trouvé preneur pour des opérations dans le secteur de la technologie de l?information et de la communication (Tic). A l?instar de la compagnie française, Phone Sales Experts, qui s?y est implantée depuis une semaine. Elle emploiera 50 personnes au début de ses opérations, mais ce nombre devrait vite atteindre les 150.

Une compagnie américaine occupera cinq étages. Basée en Inde, elle a déjà signé le bail avec la BPML. Opérant dans le business process outsourcing (BPO), elle compte employer jusqu?à 600 personnes une fois sa vitesse de croisière atteinte.

?Nous sommes en pourparlers avec deux autres sociétés, dont une américaine opérant en Inde et une britannique dans le BPO. La société américaine emploie 9 000 personnes en Inde. Les pourparlers sont en bonne voie?, explique Chand Bhadain, président de BPML.

La deuxième cybertour accueillera aussi trois opérateurs de la première cybertour car ils ont besoin d?un plus vaste espace pour leurs opérations. Les espaces délaissés ont d?ailleurs déjà été réservés.

Chand Bhadain et Bilall Salehmohamed, marketing manager de BPML, ont rencontré vendredi une délégation d?entrepreneurs britanniques venue explorer les possibilités d?investir dans le secteur des Tic. Etienne Sinatambou, ministre de la Technologie de l?information et des Télécommunications, a de son côté eu des entretiens au cours de la semaine avec deux grosses pointures américaines, dont Cisco, au sujet de leur éventuelle implantation à Maurice.

?Une société qui va bientôt s?implanter à Maurice a fait une étude comparative avec l?Inde. Cette étude a démontré que les coûts d?opération à Maurice sont 25 % plus chers. Malgré cela, elle a choisi Maurice?, souligne Chand Bhadain. ?Ce qui incite les investisseurs étrangers à venir à Maurice, après qu?ils ont prospecté d?autres pays, qu?ils soient Indiens, Français, Britanniques ou autres, explique-t-il, c?est surtout la qualité des employés mauriciens dans les Tic. Il y a aussi la loyauté de Mauriciens envers leur entreprise. La mobilité à Maurice est de 10 % contre 40 % à 60 % ailleurs dans certains pays. C?est un atout.?

Toutefois, Chand Bhadain ne cache pas sa ?déception? devant l?attitude du secteur privé ?qui n?a pas réagi, dit-il, en ce qui concerne la construction de bâtiments intelligents, contrairement à ce qui s?est passé auparavant dans la zone franche?. ?On ne peut compter seulement sur le gouvernement pour construire des bâtiments pour des entreprises opérant dans le secteur Tic. Il est souhaitable qu?il y ait bien plus de joint-ventures entre des Mauriciens et des investisseurs étrangers.? Ce partenariat a été le fondement du succès de la zone franche. Le secteur privé avait construit des bâtiments qui ont été loués pour le secteur zone franche.

Six compagnies commenceront d?ici la fin de l?année la construction de bâtiments dans la business zone de la cybercité pour loger des entreprises dans le secteur des Tic. Notamment un bâtiment de cinq étages et un autre de sept étages. Sans compter la construction d?un hôtel pour hommes d?affaires. Mais Chand Bhadain se dit ?agacé? par le retard de certaines compagnies à commencer la construction de bâtiments dans la zone. ?Ces compagnies ne respectent pas les contrats signés avec BPML. Elles auraient dû commencer la construction dans le délai convenu.? ?Si elles ne font rien, souligne Chand Bhadain, nous allons, à partir de la mi-octobre, examiner les possibilités de reprendre ces terrains sans leur rembourser le one-off payment qu?elles ont effectué.? Chand Bhadain considère que, par leur comportement, ces compagnies bloquent le développement de la cybercité et du pays, à un moment où il y a une grande demande pour des bâtiments dans le secteur des Tic.

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