Publicité

Cabrelissime !

23 septembre 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Invité par l?Agence Immedia qui a organisé chez nous, son sixième concert, Francis Cabrel a renoué le contact avec ses fans mauriciens mardi dernier sur la scène du Centre Swami Vivekananda de Pailles pour un unique concert à guichet fermé. Le chanteur s?est raconté en chanson, avec pour répertoire, ses plus grands classiques, au détriment du nouvel album, dont il n?a interprété que deux titres. L?ensemble était une poésie grandeur nature, soutenu par un orchestre acoustique et électrique parfaitement au point. Les fans sont repartis enchanter.

Il arrive sur scène sans aucun protocole. Décontracté en jeans et chemise, Francis Cabrel passerait presque inaperçu. L?homme et le chanteur n?ont guère changé. Peu de paroles, beaucoup de sourires, un plaisir évident d?être sur scène en compagnie de ses potes, et Francis Cabrel entame son tour de chant. «Je suis ravi de vous revoir dans ce bel endroit. Désolé pour le retard (ndlr allusion au report du concert qui était prévu pour le mois de février dernier). Je suis ravi de chanter pour vous et j?espère aussi chanter avec vous ! » L?artiste se repique au plaisir d?interpréter les standards de son répertoire : Les chemins de traverse, La cabane du pêcheur ? On respire le grand air et on savoure ce mélange des couleurs. Coule ensuite le bleu nuit de ses rêves et ses mots qui déchirent sur cette fille qui l?accompagne.

Dans la salle, les voix des fans s?élèvent. C?est presque rien, c?est tellement peu, c?est comme un rêve? C?est surtout beaucoup de musiques légères, enfin, des bons mots, l?air de ne pas y toucher, lorsqu?il aborde en musique, la désillusion urbaine et sa fameuse place dans le trafic. Sur scène, il utilise une sorte de nonchalance naturelle, qui l?air de rien, amplifie ses textes savamment travaillés et son propos d?artiste l?air de rien, engagé. Au risque de paraître sommaire ou banal, Francis Cabrel sur scène, se joue des mots avec délectation. Et sur son visage rayonnant, ses sourires se font tantôt plus discrets, tantôt plus larges. L?ordinaire parcours de l?artiste sur scène se poursuit dans une interprétation acoustique de Hors saison. Le temps s?arrête.

Le chanteur du sud-ouest de la France, toujours accroché aux manches de ses nombreuses guitares, déploie ainsi le même univers qu?à ses débuts. Il ne parle que d?amour. Il reste le chanteur de charme ultime. C?est écrit.

Seul avec sa télécaster, on l?aimait, on l?aime et on l?aimera, en dépit de ses murs de poussière, avec sa petite Marie, encore et encore. Quand il égrène aussi quelques sonorités blues, sa sarbacane continue à distiller de bonnes nouvelles. Et deux rappels plus tard, après sa traduction de Blue eyes crying in the rain de Willie Nelson et après avoir changé de chemise, sa dame de Haute-Savoie que l?on aime toujours à mourir, est venue raviver la flamme de Rosie, et on n?était même pas un samedi soir sur la terre. Cabrel, on l?aime toujours à mourir.

Publicité