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Empoisonné par des élèves, il raconte...
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Empoisonné par des élèves, il raconte...
Jean-Claude Bontemps, instituteur dans une école primaire, sise au nord de Port-Louis, a été empoisonné par six de ses élèves, cinq filles et un garçon. Ces derniers avaient introduit des médicaments dans son pain et dans sa chopine de boisson gazeuse.
L?enquête a été confiée au sergent Gokool après une déposition de la victime au poste de police de Plaine-Verte, mercredi. A son domicile hier, elle nous a fait le récit de sa mésaventure.
Vendredi 15 septembre vers 14 heures : Jean-Claude Bontemps, 52 ans, ressent des démangeaisons au cou. Il est intrigué car il ne se souvient pas d?avoir consommé des aliments qui peuvent provoquer de telles réactions cutanées. Quelques minutes plus tard, il constate l?apparition d?enflures au niveau du cou. A 15 h 30, il quitte l?école pour aller voir un médecin.
Trois élèves dénoncent
Après la consultation, le diagnostic tombe : c?est un empoisonnement par un produit toxique. ?Je n?ai jamais compris comment j?ai pu être empoisonné, confie l?instituteur, mais j?ai pris les médicaments prescrits par le médecins et mon état s?est amélioré pendant le week-end.?
Jean-Claude Bontemps reprend l?école lundi comme à l?accoutumée. Alors qu?il se trouve dans sa classe peu avant que ne commence les cours, trois de ses élèves l?accostent. Ces derniers lui révèlent qu?il a été empoisonné par six de leurs camarades. ?J?ai été choqué en apprenant cela. Je ne voulais pas y croire.?
L?instituteur se souvient alors d?avoir laissé les enfants seuls dans la classe pendant quelques minutes pour se rendre aux toilettes ce vendredi-là. Selon lui, c?est à ce moment-là que ces élèves auraient profité pour introduire du Doliprane, des antibiotiques et d?autres comprimés dans son pain-vindaye de poisson.
Afin d?en avoir le c?ur net, il décide de procéder à une fouille sur les six élèves. Surprise : Jean-Claude Bontemps découvre des comprimés écrasés sur chacun d?eux. Il décide donc de rapporter l?affaire à la directrice de l?école qui alerte, à son tour, la Child Protection Unit.
?Ces élèves sont des récalcitrants, explique l?instituteur, et je les avais avertis que j?allais convoquer leurs parents. Je pense que c?est la raison qui les a poussés à cet acte.»
Les six concernés seront interrogés par la police dans les jours qui suivent. Elle n?attend que l?autorisation de la directrice de l?école.
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