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Le Chantier Naval de l?Océan Indien atteint sa vitesse de croisière
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Le Chantier Naval de l?Océan Indien atteint sa vitesse de croisière
Le Chantier Naval de l?océan Indien (CNOI) se voit pousser des ailes. Son carnet de commandes est rempli jusqu?à août 2007. ?12 à 13 thoniers, français, espagnols et réunionnais viendront pour des réparations l?année prochaine. Le chantier est une réussite ?, explique Jean-Yves Ruellou, directeur du CNOI.
?La croissance, ajoute-t-il, a été de 84 % en 2005 par rapport à 2004. Cette année, nous nous attendons à une croissance de 25 à 30 %, par rapport à l?année dernière. Bref, c?est une croissance de 100 à 115 % en deux ans en termes d?activités, ce qui est quand même formidable. Nous pensons pouvoir atteindre un chiffre d?affaires de Rs 420 millions pour 2006.?
Le CNOI aura accueilli cette année 11 thoniers pour des travaux de réparation, soit deux fois plus qu?en 2005. Son 100e thonier venu pour réparation sera en cale sèche en octobre. Ce sera un thonier français, l?Avel Vad. Le premier thonier était arrivé pour des réparations en avril 2003.
Commande pour un patrouilleur
Le CNOI terminera dans un mois la construction d?un bateau de pêche réunionnais, Le Bigouden, au coût de Rs 60 millions. Le Bigouden est une région de la Bretagne, d?où est originaire le propriétaire du bateau. Il s?adonnera à la pêche au thon, à l?espadon et d?autres poissons de ces mêmes espèces.
Le CNOI vient d?enregistrer cette semaine une commande pour la construction d?un patrouilleur pour le contrôle des zones de pêche malgache. Le coût de construction de ce patrouilleur est de Rs 160 millions. Long de 36 mètres, ce sera le plus gros bateau construit sur ce chantier naval en attendant la construction du ?reefer? (bateau pour le transport des produits froids) d?Ireland Blyth Ltd (IBL). La construction du patrouilleur du gouvernement malgache commencera en novembre et se terminera en août de l?année prochaine.
Tout est mis en ?uvre pour que les activités générées soient suf-fisantes pour les nouveaux investissements s?inscrivant dans la troisième phase de développement du chantier naval. Ces investissements, qui se chiffrent à Rs 300 millions, comprennent l?extension du quai et l?achat d?un élévateur de bateaux. Si la première étape d?implantation du CNOI consistait en l?aménagement d?un quai et d?un atelier de construction, la seconde était la construction d?une cale sèche.
Avec l?extension envisagée du quai de 150 mètres, celui-ci passerait à 400 mètres, contre 250 mètres actuellement. Elle permettra aussi au CNOI de construire des bateaux allant jusqu?à 100 mètres de long, contre 50 mètres actuellement.
?La troisième phase est en cours. Il y a un certain nombre de choses qui se mettent en place. Nous sommes en négociation avec une société hollandaise pour les travaux de dragage nécessaires à l?extension du quai ?, dit Jean Yves Ruellou.?Nous avons fait une demande de cotation et on attend la réponse de la société hollandaise. Les travaux d?extension vont commencer en mars ou avril 2007 à la fin de la saison cyclonique. Ils dureront sept à huit mois.?
Le choix de la compagnie mauricienne qui sera chargée de ces travaux d?extension se fera d?ici la fin de l?année. Les discussions techniques sont en cours. Sous peu, on passera aux discussions sur le coût des travaux.
Cette extension permettra au CNOI d?accueillir des bateaux de plus gros tonnage pour les réparations, mais aussi de construire de plus gros bateaux, comme le reefer d?IBL. Celui-ci viendra s?ajouter aux deux autres bateaux d?IBL, le Pelamis et le Mazara qui sont opérationnels depuis quelques années déjà et qui transportent des cargaisons de thon des Seychelles à Port-Louis pour les besoins de la production de la conserverie Princes Tuna (Mauritius) Ltd et de l?usine de traitement Thon des Mascareignes Ltd.
?La construction du troisième reefer est encore au stade de projet. Mais si jamais IBL va de l?avant, il y a toutes les chances que la construction se fasse au CNOI au cours de 2007. La construction s?étendrait sur deux ans. Le coût du reefer est estimé à Rs 600 millions?, dit Jean Yves Ruellou.
Le CNOI s?est doté d?une nouvelle structure d?actionnariat depuis juillet mais ne change en rien ses activités. IBL continue à détenir 50 % des actions. Mais les 50 % d?actions qu?avait Le Groupe Piriou de France dans la CNOI sont réparties aussi avec d?autres actionnaires français, notamment Axa et Jaccar, auxquels ce groupe a ouvert son capital.
Avec un effectif de 500 personnes et un chiffre d?affaires de 76 millions d?euros (Rs 3 milliards) en 2005, le Groupe Piriou a connu une croissance annuelle de l?ordre de 10 % par an depuis 1996, grâce à sa capacité à se positionner sur des niches en croissance.
Renforcement de l?actionnariat
C?est un groupe reconnu mondialement dans l?industrie de la construction et de la réparation navale avec ses chantiers de Concarneau, en Bretagne, à Port- Louis et au Nigeria.
Cette entrée du capital d?Axa et de Jaccar s?inscrit dans une perspective de renforcement de l?actionnariat du Groupe Piriou et du développement de ses activités grâce à ses nouveaux partenaires. Le Groupe Piriou entend ainsi poursuivre sa croissance dans la réparation navale, en France, comme à l?étranger, développer son activité d?ingénierie et dynamiser ses capacités de construction navale à l?étranger. L?arrivée de ces nouveaux partenaires permettra au Groupe Piriou de poursuivre, sur le long terme, la stratégie de développement sur des niches rentables et en forte croissance, et en parti-culier, à l?international.
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