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Le moral des chefs d?entreprise au plus bas

14 septembre 2006, 00:00

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Moral au plus bas pour les patrons réunionnais. Alors que l?épidémie du chikungunya s?efface petit à petit de la mémoire collective des ménages, les chefs d?entreprise doivent continuer, quant à eux, à gérer les conséquences économiques de cette crise sanitaire. Ainsi, le Journal de l?ïle de la Réunion rapporte dans son édition du 11 septembre que : ?Le spleen des patrons trouve une traduction macroéconomique dans la note de conjoncture publiée la semaine dernière par l?Institut d?émission des départements d?outre-mer (Iedom). A l?instar d?Ipsos, l?Iedom note que la reprise de la consommation des ménages reflète surtout l?augmentation des dépenses dans les branches traditionnelles, et que la relance de la croissance ne concerne pas l?ensemble des secteurs d?activités.

Si le commerce de détail, l?agroalimentaire, les services marchands et évidemment le BTP surfent sur la conjoncture, d?autres secteurs affichent toujours des performances très décevantes. En pleine crise depuis février, les acteurs du tourisme sont convaincus aujourd?hui qu?ils ne sauveront pas la saison 2006. Certaines projections montrent même que 40 % des emplois du secteur sont menacés et que près de la moitié des petites structures pourraient à terme purement et simplement disparaître. Hôteliers et restaurateurs ne sont plus les seuls à anticiper une baisse durable de leur courant d?affaires et à en tirer les conséquences. Les professionnels de l?industrie manufacturière ont ajusté leurs effectifs à la baisse au deuxième trimestre et leurs intentions d?investissement pour les douze prochains mois demeurent faibles. Ce qui est valable pour l?industrie manufacturière l?est également pour le commerce de gros et le secteur primaire, deux filières dont le volume d?affaires ne cesse de se dégrader.

Depuis dix ans le moral des employeurs établi en juin et leur confiance en l?avenir n?ont en effet jamais été aussi bas. ?Tout se passe comme si ils anticipaient déjà un retour de l?épidémie et qu?ils ne croyaient plus en une reprise de l?activité?, note Philippe Fabing. Très pessimistes à la fin du premier trimestre, les petites et moyennes entreprises réunionnaises versent donc aujourd?hui dans une sorte de dépression et ne parviennent plus à positiver. Dans ces conditions, les intentions d?investissement sont très prudentes ? plus bas niveau enregistré depuis 18 mois ? et celles d?embauches se reprennent très légèrement après un premier trimestre très faible.?

(Extrait : Clicanoo.com)

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