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Des manifestants réclament des arrestations à Phoenix

14 septembre 2006, 00:00

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Ils étaient environ une centaine à manifester devant le poste de police de Ph?nix, hier, vers 20 heures. Ils exigeaient l?arrestation des agresseurs d?un commerçant âgé de 58 ans. Celui-ci a été blessé, lundi soir, par deux hommes armés de sabre, lesquels auraient fait main basse sur une somme de Rs 25 000.

Les proches du quinquagénaire, en compagnie d?habitants de la rue Parisot, à Mesnil, ont manifesté leur mécontentement, reprochant à la police de ?protéger les agresseurs?. ?Ces gens sont des nuisances. Ils sèment la terreur ici et, malgré cela, la police les traite comme des victimes. Si nous

manifestons aujourd?hui, c?est pour demander que justice soit rendue pour le blessé. Il a été grièvement blessé alors que ses agresseurs sont toujours en liberté. Ils prétendent que leur maison a été saccagée et veulent passer pour des victimes?, a déclaré une proche parente du commerçant.

Un des frères des deux agresseurs présumés, dont la maison a été saccagée mardi soir par environ 25 hommes armés de sabres et de barres de fer, allègue à son tour que c?est le commerçant qui aurait tenté d?agresser ses frères en premier. Récit? Lundi après-midi, un frère des agresseurs présumés reçoit la visite de la police. Elle veut l?interroger à propos de la disparition de 35 parpaings destinés à la construction d?une maison à environ 400 mètres de son domicile. La police soupçonnait ses deux frères d?être mêlés à ce vol.

?Al kasiet dan boi?

Il préfère ne pas s?en mêler et dit aux policiers qu?il parlerait à ses frères dès leur retour. Mais les choses se seraient passées autrement. Les frères se seraient disputés violemment avec le commerçant, l?auraient agressé quand il les aurait accusé du vol. Blessé, le commerçant a été admis à l?hôpital.

Mais, raconte encore le frère, les proches du commerçant sont revenus à la charge le lendemain?

Il entend un vacarme devant sa maison vers 19 heures. A travers la fenêtre, il est surpris de voir une trentaine d?hommes armés. ?Mo finn pran mo fam avek mo troi zanfan nu finn al kasiet dan enn boi?, dit-il. Un autre frère qui habite au rez-de-chaussée est lui aussi contraint de vider les lieux.

Ils ont pu abandonner leur cachette après l?arrivée de la police. En entrant dans leur maison, c?est un spectacle de désolation qui s?est offert à leurs yeux?

Le commerçant est à l?hôpital Victoria depuis lundi soir. Il a subi de graves blessures à la tête et a eu les doigts sectionnés. Il doit subir une délicate intervention chirurgicale aujourd?hui.

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