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« Empowerment programme » : une opportunité à saisir
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« Empowerment programme » : une opportunité à saisir
«Ena oportinite pou tou dimounn. Si tou dimounn informe, volonter ek deside, zot pou kapav dibout lor zot lipie. » Le message du président du Steering Committee chargé de la concrétisation des objectifs de l?Empowerment Programme, Jean-Claude de l?Estrac, est on ne peut plus clair.
Le grand public et les groupes vulnérables en particulier, doivent saisir la main tendue par l?État s?ils souhaitent « s?en sortir ». Il intervenait, hier, à un séminaire organisé par le Centre culturel Nelson Mandela dans le cadre de l?International day for the remembrance of slave trade and its abolition. Le thème était justement « Ansam anou get lavenir ».
Jean-Claude de l?Estrac s?est attardé sur la raison d?être de l?Empowerment Programme, qui est de faciliter la transition de certains secteurs en difficulté, notamment le secteur sucrier et celui du textile, vers d?autres activités plus rémunératrices. « Nou pa donne sarite me nou donne dimounn moyen pou dibout lor zot lipie. Bizin aret panse ki gouvernman kapav fer tou pou nou et sey s?en sortir nou mem. Se a traver linformasion et formasion ki nou pou ressi atteind sa banne obzektif la. » Les opportunités existent dans les secteurs du tourisme, de la construction, des technologies de l?information et de la télécommunication, affirme-t-il.
Le budget 2006-2007 accorde une dotation de Rs 5 milliards à ce programme. Une somme de Rs 750 millions a été allouée pour son lancement.
Pour le président d?Enterprise Mauritius, Amédée Darga, il n?y a que le premier pas qui coûte. « Pandan lontan, ressource fine enn gros difikilte parski la bank pa prêt cash sans enn garanti. » Dorénavant, ces difficultés seront aplanies grâce aux nouvelles facilités de financement offertes. Le rôle d?Enterprise Mauritius consiste non seulement à aider les entrepreneurs à obtenir des fonds, mais aussi à les aider à ouvrir le marché local et corporate.
<B>« Réfléchir à de nouvelles activités »
Le président du Centre culturel Nelson Mandela, Jocelyn Gracieuse, a abondé dans le même sens. Il a souligné qu?il faut fournir des efforts pour s?en sortir. Les exemples de réussite sont nombreux, a lancé, quant à lui, Vijay Ramgoolam, le directeur de la Small Enterprises and Handicraft Development Authority. (Sehda) « De nombreuses personnes ont commencé leur entreprise à petite échelle. Alors pourquoi pas vous ? Il suffit de croire en vous et de réfléchir à de nouvelles activités originales. » À la Sehda, toutes les chances sont mises du côté des entrepreneurs potentiels. Ainsi, les officiers ont été invités à bien accueillir ceux qui frappent à la porte de la Sehda. « L?arrogance de certains est l?une des raisons qui décourage l?entrepreneuriat. À la Sehda, nous comprenons la misère des petites gens. »
L?assistance a aussi eu droit au témoignage d?entrepreneurs qui ont réussi à trouver des activités plus avantageuses. « Ces personnes ont connu beaucoup de difficultés pour démarrer leur business. Nous, nous avons la chance d?avoir cet Empowerment Programme. Il faut en profiter sinon on va rater le train du développement », a conclu Maurice Lauret, qui a participé au séminaire.
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