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Femmes et enfants contestent le budget
La plateforme syndicale maintient la pression. Forte du succès qu?a connu la marche de protestation du 5 août dans les rues de Quatre-Bornes (quelque 2 000 personnes y ont participé), elle compte remettre ça le 28 octobre à Rose-Hill. Cette nouvelle manifestation devrait voir la participation d?un plus grand nombre de femmes et d?enfants. Le but : ne pas lâcher prise dans la «lutte» contre certaines mesures budgétaires impopulaires.
Un comité présidé par les femmes syndicalistes se réunira lundi pour mettre au point le programme de cette marche au cours de laquelle les participants critiqueront notamment la taxation des intérêts bancaires, l?enlèvement des subsides sur le riz et la farine, la hausse des prix du gaz ménager et autres produits de consommation courante. Les dirigeants de la plateforme sillonneront l?île et organiseront des meetings publics pour dénoncer les mesures budgétaires jugées impopulaires. Le premier aura lieu le 25 août à La Louise, dans la circonscription du ministre des Finances, Rama Sithanen.
«Le gouvernement a constaté que la marche du pain a eu un franc succès et a fait marche arrière sur la question de non-distribution de pain dans les écoles», a déclaré, hier, Toolsiraj Benydin, président de la Fédération syndicale du service civil (FSSC). Néanmoins, explique-t-il, la population ressent amèrement certaines mesures, comme l?extension de l?âge de la retraite à 65 ans. Il dit ainsi avoir adressé, le 14 août, une lettre au grand argentier pour lui dire que la fédération reçoit de nombreuses protestations ces temps-ci par rapport au nouveau système de taxation.
L?ancien système, souligne-t-il, accordait des abattements fiscaux aux contribuables par rapport à l?assurance, les emprunts, l?investissement. «The previous system provided several incentives for tax relief and for employees who have taken several commitments in terms of loans, insurance, investments, etc. which evidently contributed to the economic development of our country.» Et la population, dit-il, s?adapte difficilement au nouveau système.
Auparavant, il était possible d?effectuer des déductions pour les élèves du primaire, secondaire et tertiaire. Une loi fut adoptée en 2004, autorisant les déductions des frais d?examens. Il est maintenant injuste, poursuit Toolsiraj Benydin, que les contribuables ne puissent faire de déduction pour ces élèves, alors que les dépenses liées à leur éducation ne sont pas négligeables. Il trouve aussi aberrant qu?un couple ne puisse maintenant partager la responsabilité de ses enfants dans les fiches d?impôts. Par ailleurs, ajoute le président de la FSSC, les dépenses des fonctionnaires, liées, à la consommation du carburant dans l?exercice de leurs fonctions devraient être exemptées d?impôt.
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