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Infanticide : Samoda Vyapooree déféré aux assises

19 août 2006, 00:00

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«Mo fam ti pe tromp moi. Mo latet ti fatige. Mo ti pe boir bokou. Zanfan ti fer dezord. Pa kone ki finn pas dan mo latet. Mo finn komans bat li.» C?est ainsi que Seeneevassen Vyapooree, dit Samoda, aurait tué son fils de trois ans, Jean Alexandre. Au tribunal de Flacq, hier, il a fait part de ses remords et a présenté des excuses. La magistrate Maryse Panglose l?a déféré aux assises.

Le drame s?est produit le 25 mars 2005 à la cité EDC, Olivia. Samoda Vyapooree, maçon de 32 ans, devait, vers 18 h 30 ce jour-là, avouer aux policiers de Bel-Air-Rivière-Sèche qu?il avait tué son fils. «Mo finn touy mo piti. » Il lui a, dit-il, donné de violents coups de gourdin à la tête. Sur les lieux, la police a effectivement découvert un petit corps inerte.

Samoda est marié à Marie Francesca depuis plus de dix ans. De cette union sont nés deux enfants : Céline, six ans, et Alexandre, trois ans. Le couple vit séparé depuis six mois. Samoda aurait appris que son éposue, qui habite la même localité, avait une liaison amoureuse avec un étranger. Le 25 mars 2005, il passe prendre son fils chez elle et l?emmène chez lui, dans une petite maision en tôle.

Au moment du drame, il est sous l?influence de l?alcool. Il offre des gâteaux au petit Alexandre. Mais ce dernier, dit-il, faisait du désordre. Il s?empare d?un gourdin et lui assène plusieurs coups. Le petit garçon s?effondre. Il saigne. Samoda le prend alors dans ses bras et le pose sur le lit avant de se constituer prisonnier. Dans sa déposition, il explique ne pouvoir accepter l?idée que ses enfants aillent vivre un jour avec leur mère et un étranger.

Le représentant du Directeur des poursuites publiques, Me Reetoo, argue que dans sa déposition le suspect est passé aux aveux. Il y a, dit-il, suffisamment de preuves pour le déférer aux assises. Me Girish Baboolall, avocat du prévenu, indique, lui, que ce n?était pas un crime prémédité. Il a invité la magistrate à retenir une charge de meurtre contre son client qui, souligne-t-il, a présenté des excuses à la cour.

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