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Dauphins sous bonne garde
La Mauritius Marine Conservation Society (MMCS) qui chapeaute le projet Formation et sensibilisation en vue d?une gestion durable du Dolphin Watching à Tamarin depuis le mois de juin, a fait un premier constat. Ce projet a été mis sur pied en collaboration avec Reef Conservation Society et financé majoritairement par l?UNPD-GEF/Small Grants Program, et les opérateurs de la région ouest.
Adèle Cadinouche, Project Manager, a noté que certains skippers qui emmènent les touristes admirer les dauphins ne respectent pas certaines conditions. Il a ainsi noté que pendant le mois dernier, considéré comme ayant été un mois creux pour l?industrie touristique, une quinzaine de bateaux ont fait du dolphin watching. Et il y a une grande différence de taille entre les embarcations. Alors, la compétition est féroce et frise l?anarchie.
De plus, beaucoup de bateaux ne respectent la distance de sécurité établie à 50 mètres du dauphin. Les observations font état que certains bateaux passent quasiment sur le dos des dauphins, risquant ainsi de les blesser.
Il n?y a pas que les dauphins qui risquent l?accident. Les touristes aussi prennent des risques en essayant de nager avec les mammifères. ?Nous avons noté que des touristes qui se lancent dans l?eau risquent d?être heurtés par un bateau?, déclare Adèle Cadinouche. Les bateaux aussi peuvent collisionner.
Du côté des touristes, certains ont été choqués par les manouevres des bateaux alors que d?autres ont déclaré qu?ils ne sont pas satisfaits par du service offert. Quelquefois, la réalité ne reflète pas ce que les opérateurs promettent car en période de mauvais temps, il est difficile de voir les dauphins. De plus, il y a un manque de connaissance des différentes espèces de dauphins par les skippers.
Les opérateurs sont disposés à travailler avec la MMCS pour la bonne gestion de cette activité. D?ailleurs, ils ont fait savoir qu?ils ont besoin d?être formés pour mieux connaître le comportement de ces mammifères. De plus, ils affirment ne pas bien connaître les guidelines établis par le ministère du Tourisme pour le dolphin watching.
Si les plaisanciers ne respectent un code de conduite, les conséquences sur les plans écologique, économique et social risquent d?être catastrophiques. D?abord, les mammifères cherchant la tranquillité, déserteront nos côtes pour un endroit plus paisible.
Une étude de la MMCS a permis de constater que cette activité rapporte des recettes totalisant Rs 54 m au pays. De plus, de nombreuses familles de cette région de l?ouest dépendent de cette activité. Or, si les opérateurs ne respectent plus les règles, beaucoup seront au chômage.
La MMCS mise beaucoup sur la sensibilisation dans les écoles. Les opérateurs seront de la partie. Ils auront une formation pour approcher convenablement les dauphins. Il y aura également des campagnes de presse. Pamela Dundoo, de l?UNPD-GEF/Small Grants Program et Joël Rault de la Tourism Authority soutiennent la MMCS.
L?APPEL DU LARGE
Cyril demeure introuvable
■ L?éléphant de mer, surnommé Cyril, qui est arrivé sur la côte de Rivière- Noire mercredi dernier, est introuvable depuis lundi. Les garde-côtes qui surveillaient l?animal avaient noté que depuis quelques jours, il faisait le va-et-vient entre la côte et le large. Or, hier après-midi, il n?est pas revenu. Les garde-côtes continuent de patrouiller la région au cas où il serait parti sur une autre plage. Si Cyril revient, il sera acheminé sur les îles Kerguelen. L?ambassade de France a confirmé que le transfert de Cyril est possible grâce à un bateau scientifique qui passera dans les eaux mauriciennes le 23 août. Le bateau est équipé pour ce genre de transfert. Le professeur Duhamel, conseillé scientifique à l?ambassade de France, affirme que l?animal peut rester plusieurs jours sans se nourrir. Il doit toutefois éviter la chaleur. Des équipes de garde-côtes avec l?aide de la Mauritius Wildlife conservation, la MMCS et les gardes-pêche veillaient sur le mammifère.
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