Publicité
International
PÉTROLE. Les compagnies pétrolières internationales et les producteurs de l?Opep ont retenu les leçons de l?effondrement des cours des années 1980. Cette fois, ils cherchent à organiser un atterrissage en douceur des cours comparés à leurs records actuels. L?histoire du pétrole est jalonnée de brusques décrochages des cours, mais les chutes observées au milieu des années 1980 avaient un caractère inédit car elles avaient été en partie provoquées par l?industrie pétrolière elle-même qui avait inondé le marché de pétrole et avait fini par perdre de l?argent avec des gisements non rentables. Selon une enquête Reuters, les analystes attendent une baisse des cours du pétrole à 64 dollars en 2007 et 56 dollars en 2008 contre 78 dollars cette année. En 1980, dans l?année qui a suivi la révolution iranienne, le prix du baril de brut avait atteint un record ajusté de l?inflation proche de 88 dollars. En 1986, la demande s?était effondrée de concert avec le prix du baril, revenu à 25 dollars ajusté de l?inflation. L?Opep avait interrompu une partie de sa production et les ?majors? pétrolières s?étaient retrouvées avec des gisements déficitaires. Depuis début 2002, les cours ont progressivement remonté à partir d?un peu plus de 20 dollars pour atteindre environ 75 dollars, non loin des records de 1980. Mais les grandes compagnies pétrolières restent prudentes concernant leurs décisions d?investissement, se basant encore sur un baril à 25 dollars pour évaluer leurs gisements. La question sera désormais d?organiser la correction des cours. ?L?Opep, qui constate que l?économie mondiale a survécu à un baril de pétrole à 70 dollars, hésitera à laisser les prix du pétrole baisser de beaucoup?, note Richard Batty, stratège chez Standard Life Investments. L?analyste pétrolier Geoff Pyne estime qu?il ne faut pas croire aveuglément que l?histoire se répète puisque le marché pétrolier a radicalement changé depuis la flambée des cours des années 1980. ?Nous nous trouvons en territoire inconnu?, résume-t-il.
AUTOMOBILE. Renault n?envisage pas de vendre sa participation de 20 % dans Volvo, qui pourrait bientôt faire l?objet d?une offre montée par un fonds de capital-risque, a déclaré hier un porte-parole du constructeur automobile. Le quotidien suédois ?Dagens Industri? croit savoir que l?homme d?affaires suédois Thomas Sandell, gérant du fonds Sandell Asset Management, basé à New York, s?efforce d?intéresser des compatriotes à une offre de rachat. Le titre Volvo a ouvert en hausse de près de 3 % à la Bourse de Stockholm. A Paris, l?action Renault gagnait environ 1 % en fin de matinée. ?La participation dans Volvo nous satisfait pour l?instant (...) il n?y a pas de projet de vente?, a déclaré le porte-parole de Renault. Personne n?était disponible dans l?immédiat chez Volvo pour commenter ces informations. Des rumeurs d?offres sur le groupe suédois courent depuis des années. Sandell Asset Management possède le fonds de capital-risque Castlerigg qui gère plus de quatre milliards de dollars d?actifs, précise ?Dagens Industri.?
Publicité
Publicité
Les plus récents