Publicité

Le mouvement anti-Gokhool gagne le Front commun du primaire

18 août 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

La tension monte encore d?un cran. Après Suttyhudeo Tengur, président de la Government Hindi Teachers? Union (GHTU), c?est au tour du Front commun du primaire. Les syndicats-membres de ce front comptent manifester devant le ministère de l?Education à l?IVTB House, Phoenix, le 29 août, pour réclamer la démission du ministre de l?Education, Dharam Gokhool.

Le motif principal de la manifestation d?hier tournait autour de la nomination, le 18 mai, de 50 mentors . Pour Suttyhudeo Tengur, cette exercice de nomination ne s?est pas déroulé comme il le fallait.

Suttyhudeo Tengur avait pris les devants en manifestant, hier matin, devant le siège du ministère de l?Education pour demander que Dharam Gokhool prenne ses distances de l?Education nationale. Des membres du Front commun, à l?instar de Vinod Seegum, président de la Government Teachers? Union (GTU) et chef du Front commun, ainsi que Clency Kelly, président de l?Union of Primary School Teachers (UPST), étaient d?ailleurs présents pour soutenir le syndicaliste.

Suttyhudeo Tengur, qui sera également de la partie le 29 août prochain, envisage de faire une grève de la faim symbolique devant Clarisse House, la résidence officielle du Premier ministre avant de descendre dans la circonscription du ministre (Flacq-Bon-Accueil).

?Nous avons une stratégie pour le faire partir. Même s?il m?attendait dans son bureau pour discuter avec lui, j?ai refusé. Je ne suis pas intéressé par ses réunions. Le gouvernement doit tirer les leçons et faire ce qu?il faut faire?, déclare Suttyhudeo Tengur.

?Des enseignants possédant des diplômes universitaires et aussi leur Teachers? Diploma n?ont pas été nommés alors que parmi les nommés, certains ne possèdent même pas ce Teachers? Diploma?, indique le président de la GHTU. Et il précise également qu?aucun enseignant de langue orientale n?a été choisi pour occuper un de ces postes.

De fait, il proteste contre l?attitude du ministre Gokhool qui ?n?a pas pris la décision nécessaire pour amener la Public Service Commission à procéder à la nomination de mentors pour les enseignants de la catégorie des langues orientales?.

?Le ministre en sommeil?

Mais les griefs ne s?arrêtent pas là. En fait, c?est une longue liste de reproches qu?adressent les syndicalistes au ministre Gokhool. ?Le ministère de l?Education est en sommeil. Il n?y a que de grands discours mais, dans les écoles, on ne voit rien de concret. Il faut mettre de l?ordre dans le ministère?, proteste Haniff Peerun, président la Government Urdu Teachers? Union (GUTU). L?absence de communication est déplorée, tout comme le statu quo sur de multiples dossiers

Parmi ceux-ci, le projet Literacy and Numeracy, initié en 2003 et qui visait à réduire le taux d?échec au primaire. Le rapport finalisé en décembre dernier n?a pas eu de suite alors que le budget pour la nouvelle année financière a été réduit de 25 %, passant de Rs 60 à 45 millions. Une réunion officielle qui a lieu mardi dernier, entre un haut cadre du ministère de l?Education et le front commun n?a pas permis de débloquer la situation.

Le frein mis aux recrutements d?enseignants ne permettra également pas de rééquilibrer le ratio enseignants-élèves. Un autre point important de protestation concerne l?absence de remise à niveau des assistants maîtres d?école promus avant la publication du rapport du Pay Research Bureau (PRB) de 2003. Leurs collègues nommés après la publication de ce document perçoivent une paye supérieure à celle de leurs aînés.

?La seule chose qui peut nous faire reculer maintenant est que cette remise à niveau soit faite sur la fiche de paye de la fin de ce mois. Si ce n?est pas le cas, nous irons de l?avant?, assure Vinod Seegum.

D?autres syndicats ou ?partenaires de l?éducation? se consultent également pour décider de la marche à suivre. Parmi ceux-ci, la Fédération des managers des collèges privés qui se réunira mercredi prochain en Assemblée générale spéciale.

Ils sont remontés parce que le ministre Gokhool n?a pas encore précisé sa vision pour le secteur de l?éducation secondaire privée. ?Nos questions sont encore sans aucune réponse malgré nos multiples demandes. Nous devons maintenant décider de l?attitude à adopter?, déclare Rajen Chamroo, porte-parole de la Fédération des managers des collèges privés.

Publicité