Publicité
Les biocarburants, futur créneau de coopération entre Maurice, Madagascar et la Malaisie
Par
Partager cet article
Les biocarburants, futur créneau de coopération entre Maurice, Madagascar et la Malaisie
Face à la crise pétrolière, la coopération entre Maurice, Madagascar et la Malaisie pourrait connaître un nouvel essor. Il sera surtout question de la production de biocarburants à Madagascar avec l?apport du savoir-faire mauricien et malaisien dans les secteurs du sucre et de la production de l?huile de palme respectivement.
?En raison de la crise du pétrole, il y a une tendance vers la production des biocarburants, tel que le biodiesel. A Madagascar nous avons les espaces nécessaires pour cultiver le ?jatropha ?, une plante dont les graines sont utilisées pour extraire de l?huile pour être transformée en diesel?, dit Harison Randriarimanana, ministre de l?Agriculture, de la Pêche, dans une interview accordée à l?express.
Le ministre malgache est actuellement à Maurice dans le cadre de la tenue du Business Forum et d?autres activités organisées par la Chinese Business Chamber (CBC) de Maurice. Un des objectifs de ces activités est la promotion des relations commerciales et industrielles entre Maurice, la Malaisie, Madagascar et la Réunion.
?Les Malaisiens sont des spécialistes dans la production de l?huile de palme. Nous pouvons aussi, à Madagascar, nous engager dans ce même type d?activité, toujours dans l?optique de production du biodiesel. C?est dans ce genre de créneaux que des tentatives de coopération vont se tisser?, dit le ministre malgache.
?Cette coopération, dit-il, peut être triangulaire. Maurice a une expérience réussie dans le domaine de transformation du sucre. Et avec le sucre, nous pourrons passer au méthanol. Nous avons l?espace. Il y a les technologies mauricienne et malaisienne. Nous pourrons aller de l?avant .?
Harison Randriarimanana considère que ?le dialogue politique est bien avancé. Il s?agit maintenant d?accélérer le dialogue économique?.
?L?opportunité de l?existence des chambres de commerce peut contribuer à cela. Nos opérateurs s?observent. Nous n?avons pas un instant à perdre car il y a un engagement politique très fort. Passons aux choses concrètes.?
Une équipe de vétérinaires mauriciens est actuellement à Madagascar pour évaluer les possibilités de reprendre l?importation de bétail malgache.
?Les négociations ont été fructueuses. L?exportation du bétail malgache avait stoppé. Il y avait des problèmes au niveau des garanties sanitaires mais les problèmes sont en voie d?être réglés. C?est ce type de choses concrètes qu?il faudra essayer de réaliser à travers les business forums.?
Selon le ministre malgache, ?la mayonnaise commence à prendre pour faire véritablement démarrer une véritable coopération industrielle et agricole entre les deux pays et aussi avec d?autres de la région?.
?Il y a des opérateurs mauriciens qui sont implantés à Madagascar dans l?agro-industrie. Mais à Madagascar l?agro-industrie n?est pas encore totalement développée. Les produits ne sont pas transformés. Ils sont mis sur le marché à l?état frais ou brut. La coopération est possible avec d?autres pays de la sous-région pour développer l?agri-business.?
Le ministre estime ?qu?il y a donc possibilité de développer l?agro-industrie pour faire de la valeur ajoutée et développer une industrie locale, qui est nécessaire et pour laquelle les matières premières sont disponibles ?.
Harison Randriarimanana souligne que Madagascar finalise des réformes dans les secteurs foncier et justiciare ?dans le but de sécuriser les investisseurs?.
?Nous élaborons une loi, comme ce qui a été fait à Maurice, pour faciliter l?investissement et donner aux étrangers l?accès à la propriété foncière. Nous voulons créer cet environnement incitatif pour attirer des investisseurs. Le gouvernement malgache pousse les investisseurs à faire de la production industrielle sur une grande échelle. Madagascar peut être le verger et le grenier de cette région.?
La nouvelle loi aidera à créer un statut particulier de terrains appelés zones d?investissements agricoles. Les étrangers pourront acheter des terrains dans ces zones.
?L?acquisition des terrains sera accélérée et facilitée avec les mesures incitatives qui seront offertes aux investisseurs étrangers?, dit le ministre.
Publicité
Publicité
Les plus récents