Publicité

?Il y a urgence sur le sida?

28 juillet 2006, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Aase Smedler, coordonnatrice des programmes des Nations unies à Maurice, tire la sonnette d?alarme. Elle affirme que la prévalence du virus du sida est un élément préoccupant. ?Il y a un problème de sensibilisation à tous les niveaux.? La représentante des Nations unies, qui est arrivée au terme de sa mission, explique que la propagation du virus peut être due à l?augmentation du nombre de toxicomanes dans une tranche d?âge sexuellement très active. ?Le taux de femmes enceintes atteintes du virus est en augmentation. C?est inquiétant?, intervient Aase Smedler. Il faudrait donc, selon elle, renforcer le National Aids Committee et les différents méca-nismes d?appui. ?Il y a 15 ans, le Botswana était au niveau de Maurice. Aujourd?hui, le taux de prévalence du sida est de 38 %. Il y a urgence !?

Aase Smedler quitte Maurice à la fin du mois. Elle est remplacée par l?Italien Claudio Caldarone qui prend ses fonctions le 3 août. Elle a donc fait le bilan de deux années passées à Maurice. Elle a, au début de son mandat, assuré la coordination pour la préparation du sommet des Petits Etats insulaires en développement, qui a eu lieu au centre de Pailles en janvier 2005.

Aase Smedler s?est également réjouie de l?inscription de l?Aapravasi Ghat sur la liste du Patrimoine mondial de l?Unesco.

En revanche, elle indique que Maurice n?a pas atteint certains objectifs de développement préconisés par les Nations unies (les Millennium development goals). Sida, bien sûr, mais aussi allègement de la pauvreté ou encore représentation féminine : Maurice a des progrès à faire. Pour Aase Smedler, il faut s?assurer que la pauvreté ne s?aggrave pas. L?un des moyens d?y arriver est de faciliter l?accès au financement, à l?intention des citoyens.

Mais Aase Smedler met aussi l?accent sur la protection de l?écosystème mauricien, ?superbe mais fragile?. Elle insiste sur l?importance de contrôler l?utilisation des produits chimiques dans l?agriculture, notamment les plus toxiques. Elle se félicite de l?existence de programmes de protection d?espèces animales en danger. ?Il ne faudrait pas que la faune mauricienne suive le même chemin que le dodo.?

Publicité