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La diaspora partage son savoir-faire
Le symposium de la diaspora rapporte déjà ses fruits au pays en termes de ?brain gain? face au ?brain drain? des années 60 et 80. Ainsi, au moins deux experts ont accepté d?offrir gratuitement leurs services dans différents domaines. Pour que Maurice puisse bénéficier davantage de l'apport des membres de sa diaspora éparpillés dans plusieurs pays industrialisés, un comité a été mis sur pied sous la présidence de Cassam Uteem pour assurer le suivi du symposium et mettre sur pied des structures permanentes. ?Hors du champ politique et religieux?, a tenu à préciser hier Cassam Uteem.
Le Dr Michel Pérombelon a quitté le pays en 1965. Décoré par la reine Elizabeth, il est un spécialiste mondial de la pomme de terre et a fait une carrière exceptionnelle à la Scotish Research Institute de Dundee. Cet homme est en fait un Mauricien qui a émigré en 1965. Contacté par le Dr Autrey du Mauritius Sugar Industry Research Institute (MSIRI), il vient d?accepter de mettre ses services gratuitement à la disposition de Maurice. Autre exemple : Brigitte Cayeux, experte en biotechnologie travaillant en Allemagne, a aussi mis ses compétences gratuitement à la disposition de Maurice.
Pour encourager de telles initiatives, l?université de Maurice, en plus d?héberger un site sur la diaspora mauricienne, mettra sur pied une unité d'études diasporiques et créera un observatoire de l?océan Indien. L'université facilitera aussi les recherches généalogiques sur le plan régional et international.
Par ailleurs, des structures seront créées pour assurer une meilleure synergie au niveau du transfert des technologies alors que les membres de la diaspora de différents pays mettront en place des structures pour l?accueil et l?hébergement des étudiants mauriciens se rendant dans ces pays pour des études universitaires.
En plus de structurer la diaspora mauricienne pour le financement des projets locaux, le comité présidé par Cassam Uteem recensera, avec l?aide du Dr Autrey, les professionnels mauriciens susceptibles d'aider Maurice sur le plan scientifique sous l'égide du Mauritius Research Council.
L'aide du Dr Autrey a été sollicitée en raison de son expertise en la matière. Le MSIRI abrite depuis des années un organisme sucrier international avec des membres dans une soixantaine de pays. ?Nous ne sommes pas nécessairement à la recherche de ressources financières, mais nous cherchons plutôt le concours et la collaboration de ces spécialistes avec lesquels nos professionnels et autres pourraient travailler en réseau, voire même être accueillis dans leurs institutions à l'étranger, pour notre programme de renforcement de qualité?, indique le Dr Autrey.
RÉACTION
Autour du droit de vote
■ Eddy Jolicoeur, président du comité organisateur du symposium de la diaspora, a précisé, hier, que le droit de vote aux membres de la diaspora n'est ni une idée des organisateurs et encore moins une proposition ou une résolution du symposium mais celle d?un des intervenants. En fait, certains organisateurs ont fait comprendre que ce dernier n'était pas habilité à proposer cela, mais qu?il devait simplement réagir à une communication faite par un autre intervenant sur l'importance de nos racines.
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