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Vacances pour toutes les bourses
Portes d’évasion pour fuir l’hiver tananarivien, les gares routières sont à l’heure actuelle très envahies. Dès l’aube, les lieux de stationnement des différentes coopératives de transporteurs s’ouvrent à tous ceux qui veulent profiter de ces quelques semaines de répit.
Selon un responsable de la coopérative Vatsi, desservant la ligne Antananarivo-Toamasina, ils ont “enregistré une augmentation du nombre des vacanciers, en dépit de la hausse nouvellement appliquée sur les frais de transport”.
Le déplacement coûte dorénavant Ar 15 000 au moyen d’un minibus et Ar 13 000 sur les grands cars dénommés “boeing”. “Mais de nombreux passagers préfèrent utiliser le minibus qui leur assure un trajet plus rapide”, dit-il.
Pour Antsirabe, la destination la plus proche, le billet s’achète à Ar 6 000. Cependant, le mauvais temps qui persiste dans la capitale du Betsimisaraka, les cas de chikungunya et l’insalubrité de la ville donnent une mauvaise image à cette destination touristique autrefois très prisée.
<B>Places limitées</B>
L’Office régional du tourisme de Toamasina ne reste pourtant pas les bras croisés et s’efforce de redorer le blason de la ville. Il mène, depuis quelque temps, une grande campagne à l’intention des opérateurs locaux du secteur, pour les encourager à s’investir davantage.
Les tâches sont moins dures pour celui de Toliara car le Sud reste une des destinations favorites des étrangers. “Le tourisme dans le Sud est une affaire en plein développement”, souligne le gérant d’une entreprise de location de voitures légères. “Nos contrats avec les agences de voyages ne sont pas près d’expirer”, poursuit-il.
Toutefois, Mahajanga détient toujours la première place dans la liste des lieux de prédilection des vacanciers malgaches. Des manifestations sont d’ailleurs déjà programmées sous son soleil et sur ses plages, d’autant que certaines familles choisissent la cité des Fleurs pour fuir le froid de la capitale, d’autres pour ses activités nocturnes au bord de la mer.
Comme l’explique la responsable d’une chaîne de télévision privée qui y organise une festivité, “la majorité des chambres d’hôtel sont déjà réservées. Même les résidences secondaires de particuliers sont déjà occupées”. La plupart se risquent même à dormir dans la rue pour pouvoir passer un peu de bon temps au bord de la mer.
<I>L’express de Madagascar</I>
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