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La fine fleur de Hollywood

16 juillet 2006, 00:00

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Avec son glamour élégant, sa grâce évidente, ses rôles de jeunes femmes ancrées dans l?air du temps, d?amoureuse transie, de mère de famille ou de femme fatale, Michelle Pfeiffer multiplie les personnages, cherchant à échapper de leurs prisons et de leurs conditions. Elle symbolise la fleur des actrices hollywoodiennes des années 80, aux côtés de Jessica Lange, d?Helen Hunt ou encore de Susan Sarandon.

Après avoir découvert la comédie au lycée, Michelle Pfeiffer l'étudie à la Fountain Valley High School. C'est en 1977 que la comédienne fait ses débuts à l'écran dans un épisode de la série ChiPs, avant de poursuivre l'aventure dans la série comique Delta House imaginée par Ivan Reitman. Une belle régularité que la comédienne confirme avec son rôle trouble dans Wolf de Mike Nichols en 1994, et son interprétation musclée dans Esprits rebelles en 1995. Michelle Pfeiffer se tourne alors vers des rôles plus doux et romantiques. C'est le temps de Personnel et confidentiel avec Robert Redford et Un beau jour avec George Clooney produits en 1996.

Elue Miss Beauté régionale durant sa jeunesse, Michelle Pfeiffer, née le 29 avril 1958 en Californie. Elle suit des cours d?art dramatiques après ses années lycée. Elle fait ses débuts dans une série télé burlesque, Delta House, avant de décrocher divers rôles dans des téléfilms moyens.

C?est en 1989 qu?elle explose à l?écran, grâce à une scène lascive et chantante, dans The Baker boys. En robe rouge décolletée, assise sur un piano bar, elle a montré toute l?étendue de son talent. Ensuite, l?actrice porte le latex noir, dans une interprétation excellente de Catwoman dans Batman. Très demandée depuis, l?actrice poursuit sur la route du succès. Elle est alors à l?affiche de cinéastes de la trempe de Martin Scorsese ou de Mike Nichols.

A l?écran, Michelle Pfeiffer donne la réplique à des acteurs de haut calibre : Al Pacino, Harrison Ford, Sean Connery, Robert Redford et tant d?autres. L?actrice capable de devenir une enseignante aux méthodes peu conventionnelles dans Esprits rebelles ou une romantique passionnée dans Personnel et confidentiel, confirme avec What lies beneath, qu?elle peut passer d?un registre à l?autre. A l?approche de la cinquantaine, l?actrice qui se fait plus rare au cinéma, reste l?une des figures incontournables de Hollywood.

WHAT LIES BENEATH UN THRILLER REUSSI

Une dose de Sixième sens, un brin de Fenêtre sur cour, quelques éléments de Liaison Fatale, et Robert Zemeckis a trouvé de quoi alimenter son film. Thriller au sens propre du terme, What lies beneath s?appuie sur un scénario bien ficelé. Le climat du film est constamment oppressant, la frayeur qui naît à chaque plan, fait palpiter le c?ur du téléspectateur. Michelle Pfeiffer crève l?écran dans son rôle de mère séparée de sa fille, partie pour l?université. Des cris et des voix hantent celle-ci lorsqu?elle est persuadée que son voisin a tué sa femme. Seule avec ses émotions, elle reste confrontée à ses croyances et à d?étranges phénomènes. Le film vacille entre normal et paranormal, jusqu?à une fin réussie.

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