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Anne-Jennia : l?enquête s?oriente vers l?hôpital

16 juillet 2006, 00:00

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Les autorités n?ont épargné aucune piste dans le cadre de l?enquête sur la mort de la petite Anne-Jennia Arékion, âgée de 4 ans. Cette fillette de l?avenue Toureau, à Camp-Levieux, est décédée le 6 juin dernier, au lendemain de son admission à l?hôpital Candos, des suites de complications liées à des abus sexuels.

Le dossier est passé de la CID de Stanley à la Major Crimes Investigation Team (MCIT), mais celle-ci n?a pas non plus obtenu des éléments pouvant élucider l?horrible mystère.

L?opposition ne s?est donc pas fait prier pour récupérer l?affaire, comme l?atteste un article du Militant, l?organe de presse officiel du Mouvement militant mauricien (MMM), dans son édition de vendredi.

« Il n?y a rien de saillant dans les témoignages des proches de la victime. Il a bien fallu réorienter l?enquête. Il n?a, ainsi, pas été exclu qu?il y a peut-être des pédophiles à l??uvre à l?hôpital », révèle une source proche du dossier.

D?après les renseignements qui sont remontés en haut lieu, la police a surtout été intriguée par le fait que dans la salle où la petite Anne-Jennia a été admise, nombreux ont été les cas où des attouchements ont été signalés.

Des cas de nécrophilie

« C?est normal que l?enquête s?oriente aussi du côté de l?hôpital. C?est sûr que c?est après un examen médical que le personnel dira s?il y a eu agression ou pas ! Et dans ce cas précis, c?est encore l?hôpital qui a signalé à la police qu?il y a eu attouchements », commente un cadre du ministère de la Santé qui écarte de la main toute possibilité que la petite Anne-Jennia ait été abusée à l?hôpital.

D?autant que le chef du service médico-légal de la police, le Dr Satish Boolell a indiqué aux enquêteurs chargés du dossier que les blessures relevées au niveau des parties génitales et de l?anus de la fillette remonteraient à plusieurs jours, voire des semaines ou même des mois.

Dans le milieu des enquêteurs, l?on explique toutefois qu?il faut vérifier cette possibilité d?autant que, dans le passé, il y aurait eu des cas de nécrophilie dans les hôpitaux. « Il ne faut pas oublier non plus que dans les pays où il y a eu des cas d?abus sexuels sur mineurs, les pédophiles étaient soit employés dans une école ou un hôpital », fait ressortir notre source.

Donc, à ce jour, la police n?a rien car le ministère de la Santé dit ignorer qu?une enquête en ce sens a eu lieu. Tout comme les proches d?Anne-Jennia qui se demandent encore qui a provoqué la mort de leur enfant.

La seule piste qui devra être suivie, c?est celle de savoir comment, comme le soulignent d?autres limiers, les parents n?ont rien remarqué durant les jours précédant la mort de la fillette, car ils ont bien dû lui faire sa toilette et l?aider à s?habiller. Seule sa grand-mère reconnaît l?avoir entendue se plaindre de brûlures dans ses parties intimes.

Le lundi 5 juin, Anne-Jennia s?était rendue, comme à son habitude, à son école maternelle et c?est la puéricultrice qui l?a conduite à l?hôpital, alors que la fillette était en proie à de violentes douleurs au ventre. Elle est restée dans un coma profond avant de mourir.

D?après le constat du médecin légiste Satish Boolell, la malheureuse a été terrassée par une convulsion, séquelle d?un abus sexuel répété. Mais par qui ? Cela ne pourrait qu?être une personne de l?entourage de la victime, comme l?a soutenu la direction de la MCIT durant les jours précédant la mort de la petite.

ENQUETE ? OUI, MAIS POUR NEGLIGENCE !

Le ministre de la Santé, Satish Faugoo (photo) dit ignorer qu?une enquête a été initiée pour déterminer si des membres du personnel soignant sont impliqués dans des cas d?attouchements sexuels sur enfants. Dans le cas d?Anne-Jennia, le ministre avance « qu?une enquête départementale a été ouverte pour savoir s?il n?y a pas eu de mismanagement au niveau de l?hôpital ». Il explique que pour tout décès suspect, une enquête est de rigueur. Le rapport situera alors les responsabilités afin de vérifier s?il n?y a pas eu négligence.

PROCES POUR LES VIOLEURS DE MARIE-ANITA

Un an après, les deux adolescents qui ont violé et assassiné la petite Marie-Anita Jolita seront entendus par la cour de Mahébourg dans le cadre de l?enquête préliminaire instituée contre eux. Les travaux démarreront le 2 août.

Âgée de deux ans et demie, la victime a été entraînée dans les buissons par les deux garçons alors que ses proches se trouvaient dans une « base » de l?Alliance sociale. C?était le 3 juillet 2005, en pleine campagne pour les législatives.

Portée disparue, la petite ne sera retrouvée que deux jours plus tard, flottant dans le bras de mer jouxtant le squat de ses parents à Cité-Tôle. Comble de l?audace, ses deux assassins avaient participé aux recherches.

Alors qu?on croyait à une noyade, le médecin légiste Satish Boolell révélera que la petite a été abusée sexuellement avant d?être jetée à l?eau alors qu?elle était encore en vie. Toutefois, ce sont les blessures provoquées par le viol qui l?ont tuée. Lors de l?autopsie, le médecin légiste constatera également que la tête de la petite était constellée de multiples blessures et que son crâne avait été fracturé. D?après l?enquête de la CID de Mahébourg, les deux jeunes ont agressé la petite fille par vengeance contre un parent de celle-ci. L?un des malfrats était, par ailleurs, fiché pour attouchements sur un enfant de moins de douze ans.

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