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La traque des poseurs de bombes crée un froid entre l?Inde et le Pakistan

15 juillet 2006, 00:00

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La police indienne continuait hier de chercher des indices pour retrouver les auteurs des attentats de Bombay, sur fond de vifs échanges entre New Delhi et Islamabad à propos des rebelles islamistes basés au Pakistan sur qui se sont portés les soupçons.

Il n?y avait eu encore aucune arrestation directement liée aux attaques qui ont fait quelque 200 morts et plus de 700 blessés, a indiqué la police qui a diffusé jeudi des portraits-robots de trois suspects.

«Nous avons des pistes, mais rien de concret», a admis Jayjit Singh, un haut responsable de la police de Bombay qui établissait des portraits robots d?éventuels suspects et attendait le rapport d?expertise sur les explosifs, sans doute du plastic ou du RDX.

Selon la police, les attentats de mardi dans des trains et des gares de Bombay et de sa banlieue semblent porter la marque du Lashkar-e-Taiba, un groupe islamiste extrémiste basé au Pakistan et actif au Cachemire indien en proie à une insurrection depuis 1989.

Le Lashkar a déjà affirmé n?être pas impliqué dans ces attentats qu?il a condamnés. Et le Pakistan a appelé l?Inde à ne pas pointer du doigt les islamistes basés sur son territoire.

Sans les revendiquer, un groupe jusqu?ici inconnu et se présentant sous le nom d?«Al-Qaïda Jammu-et-Cachemire» s?est aussi félicité des attentats, selon lui «conséquence de l?oppression indienne et de la répression des minorités, en particulier musulmanes» et a appelé les musulmans d?Inde à «adopter la voie du jihad (guerre sainte)».

L?armée a dit enquêter sur ce groupe et a admis que ce serait «vraiment un sujet d?inquiétude» si le réseau terroriste international Al-Qaïda avait lancé une branche au Cachemire indien, selon son porte-parole à Srinagar, Vigay Batra.

Afin d?éviter les violences religieuses entre hindous et musulmans, la police a par ailleurs interpellé quelque 150 personnes listées comme «semeurs de troubles» avec un casier judiciaire, selon un autre haut responsable de la police locale, Arup Patnaik. Bombay a connu dans le passé des émeutes sanglantes entre hindous et musulmans.

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