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Paris à crédit : ces 25 notables qui intriguent les enquêteurs
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Paris à crédit : ces 25 notables qui intriguent les enquêteurs
Ils misent jusqu?àRs 200 000, voire Rs 300 000 par journée? Mais ce ne sont pas tant les montants mis en jeu qui déconcertent les enquêteurs, c?est la régularité avec laquelle les noms de code de ces gros parieurs apparaissent sur le deuxième cédérom saisi chez les bookmakers Farook et Riyad Joomun. Quelque 25 joueurs, que la police soupçonne être de hautes personnalités du pays, se seraient ainsi démarqués sur une liste de 200 noms.
Il aura fallu plus de quatre heures pour que le cédérom saisi par l?Anti-drug and Smuggling Unit (Adsu) commence à livrer ses secrets. Les enquêteurs, ainsi que les personnes présentes lors du décryptage, se sont ainsi interrogés sur l?apparition systématique de 25 noms codés se rapprochant des prénoms de personnalités, notamment de la classe politique mais aussi des professions libérales (médecins, membres du barreau entre autres) et des médias.
<B>Rs 100 000 misées pour chaque course</B>
Cet exercice s?est déroulé jusque tard dans l?après-midi dans les locaux du département de Technologie Informatique de la police en présence de Raouf Gulbul, homme de loi des deux bookmakers.
Une lecture rapide des données du cédérom devait permettre de constater que certains prénoms se répètent sur cette liste. Pour d?autres, noms et prénoms seraient inscrits en toutes lettres, aux côtés des montants (jusqu?à Rs 4 000) joués ainsi que les noms des chevaux sur lesquels la mise a été faite. Les enquêteurs de l?Adsu ne devraient donc pas avoir des difficultés à les retracer.
Mais tel ne sera pas le cas pour tous les parieurs, les bookmakers ayant pris le soin de protéger l?identité de ces habitués misant de grosses sommes. Autre élément troublant noté lors du décryptage : un des parieurs qui ne peut être identifié que par son prénom, miserait systématiquement entre Rs 100 000 et Rs 200 000 à crédit sur chaque course ? et la journée en compte huit? Ce joueur ne miserait pas sur un mais deux chevaux par course !
Cette liste de parieurs à crédit contiendrait également des noms de bookmakers. Ce qui, selon les enquêteurs serait en soi assez louche.
Selon ces mêmes sources, la journée d?hier a été très éprouvante pour les bookmakers Joomun. Ces derniers ont fait valoir leur droit au silence.
Pour la police, l?exercice de décryptage a pris fin hier soir avec un goût d?inachevé. Car à ce stade ils n?ont toujours pas entamé les procédures en vue de retracer tous les appels téléphoniques effectués par les parieurs vers les bookmakers Joomun.
De son côté, Raouf Gulbul, avocat des deux bookmakers a confirmé à l?express que si l?Adsu tente de retracer les appels téléphoniques pour chacune des neuf premières journées de courses de cette année, il ?déposera une objection en cour. C?est pour protéger la vie privée des parieurs. Sinon ce sera une spirale infernale. Personne n?osera jouer aux casinos, aux loteries, entre autres.?
L?enquête est toujours sous la responsabilité de l?Adsu dirigée par l?inspecteur Hector Tuyau. Elle se poursuivra aujourd?hui avec le décodage des autres cédérom.
Par ailleurs, Prem Raddhoa, le responsable de la Major Crime Investigation Team, qui aurait été approché pour prendre à nouveau la tête de la brigade des jeux et de l?unité anti-piratage, ne se serait pas encore prononcé. Il est connu pour être très libéral sur les paris à crédit. Pour lui c?est du côté des ?ordinateurs des gros paletots? qu?il faut orienter les enquêtes sur les courses hippiques.
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