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Halte aux « crévères »

9 juillet 2006, 00:00

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Ainsi donc c?est, en partie, pour mettre au pas les touristes qui bouffent à satiété notre riz, notre bon pain maison, notre farata, que le gouvernement a décidé de revoir à la hausse le prix de vente de notre riz ration et de notre farine, deux commodités lourdement subventionnées par le contribuable. Chapeau au ministre des Finances et à son collègue du Commerce.

Il était temps que cesse cette largesse mauricienne à l?égard de ces 800 000 crévères. Qu?ils aillent se faire voir ailleurs. Au lieu de venir se rassasier avec notre bon riz pousse-femme, qu?ils aillent se remplir la panse au Resto du c?ur. Le plus vite sera le mieux.

Cela nous permettra ainsi d?économiser les centaines de millions de roupies gaspillées à faire de la promotion touristique et de récupérer les milliers d?hectares de Pas géométriques consacrés à notre parc hôtelier. Le personnel du secteur touristique n?a aucun souci à se faire.

Il y a encore de la place dans celui de la délinquance. Il suffit d?avoir un minimum d?astuce pour se convertir en braqueur de banque, de supermarché ou autres stations-service. La profession est des plus lucratives. Il suffit de lire la presse locale pour s?en convaincre.

En ce qui concerne l?infrastructure hôtelière existante, il n?y a qu?à transformer les établissements en maisons de jeu, avec ou sans patente. Point ne sera besoin pour les opérateurs d?enregistrer les paris et les gains. Il paraît que certains proches de politiques ont déjà mis la combine au point. Il suffirait tout simplement de copier le système avant que ceux qui l?ont inventé n?obtiennent la représentation exclusive. Et même là, on ne prévoit aucune difficulté, puisque le génie mauricien a toujours su battre les garde-fous des conseillers juridiques des firmes aussi prestigieuses que Ralph Lauren ou Gucci.

À bas les subsides et vive la débrouillardise mauricienne.

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