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La Banque centrale sévit contre une banque offshore douteuse

22 juin 2006, 00:00

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Banques virtuelles. Dangers réels. La Banque centrale met le public en garde contre une agence bancaire aux allures obscures. Il s’agit de la Mauritius Offshore Bank Ltd, une banque qui prétend opérer dans la juridiction offshore mauricienne à partir d’une présence sur le Net.

La Banque de Maurice prévient les utilisateurs de services financiers contre les risques d’arnaque dans ce cas précis. Selon elle, la Mauritius Offshore Bank ne détient pas les autorisations nécessaires pour opérer à Maurice. L’agence bancaire enfreint ainsi les lois en vigueur, soit le Banking Act. Dans un communiqué, le régulateur des banques invite le public à ne pas traiter avec cette société, car il estime que celle-ci n’offre pas les protections essentielles aux transactions bancaires.

La Banque de Maurice a été avisée de l’existence de ce prestataire virtuel par une personne qui, attirée par ce service, a voulu se renseigner davantage. Vu les circonstances, le régulateur n’a d’autre choix que d’émettre une information de précaution aux consommateurs des services financiers. A la Banque centrale, l’on explique qu’il est très difficile de scanner le Web en entier pour retracer de tels opérateurs. Toutefois, l’autorité bancaire affirme qu’elle n’a enregistré aucun cas de victime d’escroquerie découlant des activités de ce fournisseur financier.

La Mauritius Offshore Bank n’existe que sur le Web, plus précisément à l’adresse www.mauritius.co.uk. Elle propose outre une gamme de services financiers tels des dépôts, des découverts bancaires, des transactions de devises, des virements bancaires, des transferts d’argent, des comptes bancaires offshores et des véhicules tels des trusts.

La Mauritius Offshore Bank présente Maurice à ses clients comme un paradis fiscal où ces derniers peuvent structurer leurs transactions de manière à éviter le fisc. L’enseigne revendique de solides références dont une expérience de plus de cinq ans dans l’internet banking. Elle vante ses gages de sécurité qu’elle offre à ses clients. Elle promet, en effet, une 100 % No-Fraud Guarantee à ses utilisateurs. Elle indique sur son site qu’elle s’engage à rembourser tout client qui se serait fait escroquer lors des opérations en ligne.

La Financial Services Commission (FSC), l’autorité des marchés financiers hors banques, suit, elle aussi, le dossier de près. Elle a surtout été interpellée par la proposition de la banque d’offrir des services de trusts en offshore. L’administration des trusts offshore est sujette à une autorisation de la FSC. Or, affirme le superviseur, aucune licence y relative n’a été accordée à cette agence. Elle émettra bientôt un communiqué dans un souci de protéger les utilisateurs contre les dangers de travailler avec des organisations qui opèrent illégalement.

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