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Questions à Dana Chengen

14 juin 2006, 00:00

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● Selon vous, l?annulation des déductions sur l?impôt à partir de la prochaine année financière aura-t-elle une incidence sur les donations aux institutions charitables ?

Je crois en effet qu?à partir de la prochaine année financière, cette annulation aura une incidence directe et néfaste sur les institutions charitables. Celles enregistrées comme telles auprès du ministère des Finances sont dénombrées à 400, dont 100 sont aussi enregistrées auprès du MACOSS. A ce jour, le contribuable faisant une donation à ces institutions pouvait être exempté dans la fourchette de Rs 5000 à Rs 40 000, dépendant du montant de ses dons. Selon mes calculs, le montant total des déductions en termes de contribution directe envers les personnes vivant dans ces institutions ou sous forme d?achat d?équipements ou de construction dans lesdites institutions, variait entre Rs 4 et Rs 5 millions par an.

Le MACOSS aussi sera affecté avec son projet ?Parrainer un enfant?, conçu, il y a quelques années, par le Dr Satish Boolell, le président d?alors, et relancé l?an dernier sous ma présidence. Dans le cadre de ce projet, nous avons 40 entreprises ou particuliers qui parrainent l?encadrement scolaire mensuel d?un enfant au taux de Rs 500, soit Rs 6000 par an. Engagement renouvelable tous les ans. Il est certain qu? au vu des nouvelles donnes budgétaires sur ce chapitre, ces institutions, tout comme le MACOSS, enregistreront un manque à gagner.

● Ne croyez-vous pas que l?intention du donneur devrait être de faire un don pour une bonne cause et non pour obtenir une déduction sur l?impôt en contre-partie ?

Je le concède mais une déduction sur l?impôt est tout de même un facteur encourageant. De plus, je crains qu?avec l?annulation de ces exemptions, il n?y ait plus d?interaction entre ceux qui ont les moyens et les défavorisés et que les gens deviennent de plus en plus personnels, ne regardant que leurs poches et leurs intérêts. On court aussi le risque que les prestations offertes par ces institutions aux défavorisées baissent en qualité.

● En tant que président de MACOSS, quelles directives donnerez-vous aux institutions enregistrées auprès du conseil pour combler cet éventuel manque à gagner ?

Je leur conseillerai d?organiser davantage de levées de fonds originales et de collectes publiques.

Propos recueillis par Marie-Annick SAVRIPÈNE

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