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Kadress Pillay : ?Continuer à provoquer la société civile?
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Kadress Pillay : ?Continuer à provoquer la société civile?
Malgré une faible assistance ? un peu moins d?une centaine de personnes ? à la salle des fêtes du Plaza, Kadress Pillay n?en démord pas. C?est au contraire, avec sa verve et sa pugnacité habituelles, que l?ancien ministre de l?Education mène son combat pour dénoncer un système qui ?ne valorise pas l?enfant?. Le désengagement de la société civile est loin de le décourager.
Il a reçu pour cette première réunion publique d?Elan le soutien des spécialistes comme Suren Bissoondoyal, Paula Atchia et Elizabeth Boullé, entre autres. Le premier nommé devait même prendre la parole pour affirmer que ce sont actuellement les ?adultes qui sont en train de prendre des décisions pour des enfants qui sont appelés à vivre dans un autre monde demain?. ?Il est bon d?avoir des personnes qui pensent l?éducation en prenant compte l?intérêt des enfants?, ajoute-t-il.
Pour Kadress Pillay, il s?agit de continuer à provoquer la société civile afin qu?elle sorte de sa léthargie, qu?elle prenne conscience des enjeux et qu?elle s?engage. ?Sans une société civile vivante, on n?a pas une démocratie vivante? Il faut sortir du système pour commencer à réfléchir?, surenchérit-il. Il s?est aussi évertué à démonter le projet de contre-réforme de Gokhool. ?Mon message, il est simple : chaque enfant est un être unique. C?est à l?éducation de faire monter à la surface le potentiel qui est en chacun. Le vrai défi, c?est la création d?un citoyen global capable de saisir l?exigence culturelle de la globalisation?, estime-t-il.
Eviter la dérive
C?est à ce titre qu?il plaide en faveur d?une ?école obligatoire fondamentale qui met l?accent sur les compétences et qui fait abstraction de toute forme de sélection?. Une école qui, ajoute-t-il, emprunte au régime de formation continue et qui permet de créer un être participatif, autonome et indépendant. ?L?éducation, c?est l?outil par excellence de construction nationale. Or aujourd?hui, tous les ans, c?est 10 000 enfants qui se retrouvent sur le pavé. Même ceux qui réussissent n?ont qu?une capacité d?imagination insignifiante comme le fait le ressortir le rapport du MES?, soutient Kadress Pillay.
Pour conclure, il invite à dépassionner le débat. Un débat qui ne peut avoir une dimension sectaire ou de politique partisane. A ceux qui soutiennent la contre-réforme de Gokhool, il répond que ce n?est qu?une ?bourgeoisie égoïste?. Tout en insistant sur le fait qu?il faut éviter toute dérive communale, il dira qu?il ?n?y a que deux communautés dans ce pays. Les riches et les pauvres. Et les bourgeois qui sont riches veulent maintenir une mainmise sur l?establishment politique afin que les pauvres demeurent pauvres?.
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