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Les syndicalistes boudent
?C?est la goutte d?eau qui a fait déborder le vase.? Toolsiraj Benydin, président de la Fédération des syndicats du service civil (FSSC), parle du démantèlement du comité tripartite. Ce n?est là, dit-il, qu?une des raisons ayant poussé ceux regroupés au sein de la plate-forme syndicale à décider, hier, de bouder la présentation du budget. Ils déplorent aussi n?avoir pas été reçus par Rama Sithanen dans le cadre des consultations pré-budgétaires, ainsi que l?annonce de la fermeture de la DWC sans consultation préalable et le fait qu?une demande pour une réunion avec le Premier ministre soit restée lettre morte.
Toolsiraj Benydin a expliqué à la presse que contrairement à la pratique, seules trois confédérations syndicales ont été invitées à assister à la présentation du budget à l?Hôtel du gouvernement : le Mauritius Labour Congress (MLC), la National Trade Union Confederation et le Mauritius Trade Union Council. En signe de solidarité avec les autres fédérations, elles ont décidé de ne pas y assister. Tous comptent plutôt se réunir dans le bureau d?un syndicat pour suivre l?exercice et donner ensuite leurs commentaires à la presse.
Le président de la FSSC déclare que ?la compensation salariale garantit la paix et la justice sociale car ceux qui ont les moyens contribuent pour les plus pauvres.? Pour lui, avec la fin du tripartisme, le gouvernement donne carte blanche aux employeurs pour lier l?augmentation salariale à la productivité. Cassam Kurreeman, président du MLC, ajoute que le pire est à prévoir car le budget du ministre des Finances ?risque d?être en faveur des capitalistes?.
Toolsiraj Benydin soutient ainsi que les syndicalistes ne sont pas contre la réforme mais que le gouvernement les pousse à la confrontation en prenant des décisions unilatérales. ?Les protestations viennent de partout. Nous disons maintenant «enough is enough». Nous allons nous mobiliser à nos risques et périls?
Le gouvernement, poursuit Yousouf Sooklall, président de la Free Democratic Unions Federation (FDUC), lance un ?mauvais signal au secteur privé?. Il parle lui aussi de ?décision unilatérale du gouvernement? en évoquant la fermeture de la DWC. Jane Ragoo, de la Federations of Progressive Union (FPU), abonde dans le même sens et se dit solidaire avec les employés de la DWC. Abordant le même thème, Deepak Benydin, président de la Fédération des syndicats des corps constitués rejette l?argument selon lequel la DWC recevrait des subsides de Rs 100 millions. Il affirme que plusieurs départements du gouvernement n?ont en fait pas payé cet organisme para-public pour des travaux effectués.
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