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Les infirmiers se joignent à la grogne des médecins
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Les infirmiers se joignent à la grogne des médecins
Les médecins ont du renfort dans leur lutte. ?Nous avons pendant trop longtemps subi cette agressivité?, lançait hier le président de la Nurses? Association. C?est donc au tour des infirmiers de se dire ?exaspérés? par l?insécurité grandissante dans les hôpitaux après qu?une cinquantaine de médecins ont aussi exprimé leur colère. D?ici la semaine prochaine, ils comptent se mobiliser à leur tour.
Une réunion entre les syndicalistes, la direction des hôpitaux et le ministère de la Santé, aura lieu aujourd?hui pour décanter la situation. Le détonateur : un incident à l?hôpital aux petites heures du matin, mardi, entre un patient et le personnel soignant. Infirmiers et médecins se sont même enfuis pour ne pas s?attirer les foudres des agresseurs.
?Avec la Nurses? Association, nous allons aussi réagir vivement. Nous comptons enclencher une mobilisation dans tous les hôpitaux et ce, en étant très fermes?, dit le président de la Nurses? Union, Cassam Curreeman. Il dit ne pas comprendre pourquoi la police ne peut pas assurer la sécurité aux urgences. Face aux agressions répétées, le cabinet de l?ancien gouvernement avait décidé que deux policiers seraient postés aux Casualties 24 heures sur 24. Mais tel n?est pas le cas en ce moment.
A son arrivée, il y a un mois, le regional health director (RHD) de cet hôpital, Ahmed Abdool avait fait une demande en ce sens à un assistant commissaire de police. Sauf qu?en attendant que la police dépêche son personnel dans les Casualties, un incident a eu lieu, inquiétant davantage les infirmiers et les médecins.
Une rencontre sur le sujet est prévue entre les médecins et le Dr Abdool, aujourd?hui. Les médecins qui s?étaient rassemblés hier matin veulent lui remettre un mémorandum. Plusieurs autres catégories d?employés (domestiques et infirmiers) en ont fait de même.
?Nous nous sommes rassemblés pour envoyer un signal fort aux autorités. Car depuis le temps que nous avons exprimé notre colère et notre préoccupation sur le sujet, il fallait réagir. D?autant qu?il y a vraiment une recrudescence d?agressions ces quatre derniers mois?, précise le représentant des médecins, le Dr Ashok Raghubur.
Devant cet état des choses, il pense que le ministère de la Santé doit revoir globalement la question de sécurité. Il propose d?examiner les lacunes du système, d?identifier les causes du mal-être des patients et, à partir de là, trouver des solutions. ?Peut-être, entre autres, la SSU peut aussi venir en renfort pour agir comme deterrent auprès des patients. Le temps des discours est terminé. Il faut des actions concrètes.?
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