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Loin des odeurs et du bruit…

8 juin 2006, 00:00

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Après des années de lutte pour vivre loin des mauvaises odeurs venant du Centre d’Enfouissement Technique (CET) de Mare-Chicose et du vacarme des camions-bennes, les habitants de ce hameau commencent à voir la lumière au bout du tunnel. Ils ont appris qu’ils vont être relogés sur un site situé entre Marie-Jeannie et Jonction-Wireless à Rose-Belle. jeudi. La bonne nouvelle leur a été confirmée lors d’une rencontre entre le représentant du village avec des officiers du ministère des Collectivités locales, du ministère de l’Environnement et des évaluateurs de l’Etat.

Les Forces vives ont activement participé à toutes les démarches avant d’arrêter leur choix sur le site en question à Marie-Jeannie.

Pour rappel, l’Etat avait identifié deux terrains, appelés sites A et B.

Le site A se trouve à Madame Lolo, à quelques mètres de l’entreprise Alcodis et le site B à Ballisson, Union-Park. Mais les habitants n’avaient pas encore fait leur choix. “En nous donnant enfin un endroit convenable pour nous reloger de manière définitive, nous constatons que quelque part l’Etat a commencé à réparer l’injustice dont nous avons été victimes et que nous subissons depuis de nombreuses années”, déclare Mahendranath Bhojnath, président du village de Mare-Chicose-Deux-Bras et membre des Forces vives de ces deux patelins.

Il demande toutefois à l’Etat de tout mettre en œuvre pour accélérer les procédures pour que leurs terrains à Marie-Jeannie leur soient livrés le plus vite possible.

Outre les terrains, les habitants de Mare-Chicose vont se battre cette fois pour une compensation, qui selon eux, devrait être payée pour la construction de leurs maisons, pour leurs problèmes de santé et pour les dommages moraux subis en raison de leur déracinement.

La somme initiale réclamée par les 80 familles, est estimée à Rs 200 millions. Mahendranath se base sur une suggestion faite par une firme consultante qui avait entrepris un sondage à Mare-Chicose entre juillet et août de l’année dernière.

Dédommagement</B>

Est-ce qu’il y a des propositions pour modifier la demande ?

“Nous maintenons que l’Etat doit obligatoirement nous dédommager”, insiste le président du village.

Pour Balkrishna Goorcharand, le président des Forces vives de Mare-Chicose, le relogement est un déracinement, une souffrance pour les habitants. “Trois générations avant moi ont vécu dans ce village paisible. Le gens avaient leurs habitudes. Par exemple, on aimait aller au bord de la rivière. Ce sera dur de se séparer de ce cadre”, dit-il, la voix cassée par l’émotion.

Il souhaite néanmoins, comme Mahendranath, que l’Etat fasse provision dans le budget 2006-2007 pour que l’endroit où ils vont être relogés soit doté au plus vite des infrastructures sociales et sportives adéquates. “Nou pas envi alle revivre ene lot cauchemar” dit-t-il.

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