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Fonds publics : Sithanen vise un contrôle plus rigoureux
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Fonds publics : Sithanen vise un contrôle plus rigoureux
Rama Sithanen veut envoyer un signal fort. Il souhaite demander au directeur de l?audit de passer à la loupe des comptes d?organisations qui bénéficient des subsides du gouvernement. Son souhait : qu?il y ait plus de rigueur et de responsabilité dans l?utilisation des fonds publics. C?est qu?il a déclaré lors de sa rencontre avec les associations féminines hier.
Le ministre des Finances leur demande de faire en sorte que l?argent ne soit pas uniquement canalisé vers les dépenses administratives. Il rappelle ainsi aux organisations de rechercher un financement pour des projets innovateurs. D?autant qu?il y a eu un ?mushrooming? de certaines associations ces derniers temps. Et celles-ci ne manquent pas de rechercher un soutien financier du gouvernement. Rama Sithanen soutient qu?il comprend les difficultés que rencontrent ces associations pour avoir accès aux finances. Les lourdeurs administratives sont multiples et il ajoute que la question fait actuellement l?objet d?étude.
Il n?empêche que les demandes de soutien financier de l?Etat étaient au menu des discussions. L?association SOS Femmes de Rada Gungaloo qui recevait jusqu?ici l?aide d?une fondation d?Allemagne a fait appel au gouvernement. ?C?est un grand soulagement que le ministre de la Femme dit considérer notre demande. Nous avons bien besoin de ce financement pour continuer le travail que nous faisons?, soutient-elle à l?issue de la réunion. Son budget annuel est de Rs 1,3 million.
Le représentant de la Mapbin, Sahebdin Mosadeq, a recherché un soutien financier pour la formation des conseillères afin de sensibiliser les mères aux bienfaits de l?allaitement maternel. Il a fait ressortir que la Maternity Protection Convention (ratifiée depuis six ans), qui élimine toute forme de discrimination envers les femmes enceintes et celles qui allaitent, n?a pas été encore signée par Maurice. Sahebbin Mosadeq a aussi demandé aussi qu?il y ait plus de confort dans les salles pédiatriques des hôpitaux.
La question de flexibilité a aussi été à nouveau abordée. ?Am not here to protect jobs. Am here to protect people?, fait ressortir le ministre. D?autant que le concept d?un travail à vie n?existe plus.
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