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Les planteurs refusent le prix de vente de l?eau traitée
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Les planteurs refusent le prix de vente de l?eau traitée
Le coût de l?eau traitée à être vendue aux planteurs provoque des étincelles. Cette eau, que l?Irrigation Authority (IA) achète de la Wastewater Management Authority (WMA), est traitée par la station d?épuration de St.-Martin qui reçoit les eaux usées des Plaines-Wilhems. Mais le prix de 80 sous le mètre cube que l?IA compte proposer fait frémir les usagers.
C?est à partir de la fin de mai que les planteurs de cannes de l?Ouest commenceront à recevoir les factures pour la consommation d?eau provenant de cette station d?épuration. L?eau traitée sera revendue aux planteurs à travers La Ferme and Magenta Water Users Association.
Selon les termes d?un accord signé entre la WMA et l?IA en janvier, un maximum de 42 000 m3 d?eau traitée par la station de St.- Martin seront disponibles pour l?irrigation. L?IA a commencé un mois après à distribuer cette eau à une cinquantaine de planteurs de la région Ouest. Actuellement les planteurs reçoivent quelque 30 000 m3 de cette station.
?En vertu de cet accord, il est question que les prix soient appliqués après trois mois prenant en considération le nombre de jours où les champs ont été effectivement irrigués. Car il y a eu un certain nombre de jours pluvieux en mars et les champs n?ont pas été irrigués par l?eau de la station?, dit Nitiraj Toolsee, directeur général de l?IA.
?Les planteurs, ajoute-t-il, ont eu gratuitement trois mois de distribution de l?eau traitée en raison des tests effectués sur la qualité de cette eau. Les prix seront appliqués à partir de la fin du mois. Ce sera 80 sous par mètre cube. Cette eau sera un apport additionnel à l?eau douce déjà fournie aux planteurs par la Central Water Authority pour les besoins de l?irrigation?.
L?eau traitée sera dirigée vers les plantations sucrières à travers deux canaux, celui de La Ferme et celui de Magenta. Le premier canal relie Bambous à Richelieu, et le second la région de Casela à Pointe-aux-Sables. Ils traversent des régions résidentielles comme Petite-Rivière, Richelieu, Gros-Cailloux et Canot, entre autres. Quelque 700 hectares seront irrigués dans un premier temps.
?Mais si nous avons l?eau en plus grosse quantité, nous allons pouvoir augmenter la superficie irriguée. Car l?eau traitée doit être mélangée à l?eau douce avant d?être utilisée aux fins d?irrigation. C?est une des conditions du ministère de l?Environnement?, dit Roopesh Ramburn, haut cadre responsable de l?IA. ?Actuellement, il y a un certain nombre de terrains qui sont abandonnés à cause d?un manque d?eau. Nous avons de bonnes raisons de croire que les planteurs sont satisfaits de la qualité de l?eau?.
Effectivement, les planteurs n?ont pas de reproche à faire au sujet de la qualité de l?eau pour les plantations sucrières. C?est le prix de vente de l?eau par l?IA qui est mal vu. ?Nous n?avons reçu aucune communication officielle au sujet du prix de l?eau traitée. Mais si c?est 80 sous, c?est inacceptable. Nous allons refuser cette eau?, dit un gros planteur. ?Actuellement, dit-il, nous recevons l?eau à un prix nettement inférieur. Ce prix va rendre l?agriculture encore plus difficile, surtout avec la baisse de prix du sucre annoncée par l?Union européenne?.
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