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Une quadragénaire victime d?un viol collectif

23 avril 2006, 00:00

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Evoquer le déroulement de cette terrible nuit de jeudi lui est encore difficile. D?un geste lent, Kusmawtee ramène vers elle un coussin qu?elle serre dans ses bras meurtris. Âgée de 48 ans, cette habitante de Bel-Air-Rivière-Sèche a été agressée par trois individus avant d?être violée sous les yeux impuissants de sa fille aînée.

« Zot finn fer enn zafer ki pas bizin ar moi do », lâche-t-elle, triturant nerveusement le coussin. Il est environ 22 heures lorsqu?elle est réveillée par des coups frappés à la porte. Trois individus, armés de sabres et de bâtons veulent voir sa nièce âgée de 17 ans qui habite avec elle.

« Kan monn dimann zot se ki zot le, zot dir moi zot pe rod mo nies », raconte-t-elle. Elle tente de leur expliquer que sa nièce n?est pas chez elle, mais ils ne veulent rien entendre. Les malfrats forcent alors sa porte et font irruption dans le salon.

« Monn zis gaign letan sove al kot mo tifi ki ress dan enn lakaz a kote », relate cette mère de famille, visiblement gênée.

Ils ont commencé à fouiller sa maison à la recherche de sa nièce, en vain. Agressifs, ils exhortent Kusmawtee à sortir, sous peine de s?en prendre à sa fille, enceinte de six mois. « Mon, prefere sorti pou ki zot pas bat mo tifi », explique la malheureuse.

<B>Mauvaises fréquentationsde sa nièce</B>

À peine a-t-elle fait quelques pas dehors qu?elle est rouée de coups. Ses assaillants l?empoignent par les vêtements, la traînent dans la cour. Pendant que deux des trois agresseurs l?immobilisent au sol, un troisième lui arrache ses vêtements et abuse d?elle. Un deuxième énergumène tente également de la violenter.

Ses cris alertent ses voisins qui avertiront la police. « Zis ler kot deziem dimounn la ti pou viol moi ankor ki la polis inn vini. Zot inn less moi anba ek zot inn sove », soupire-t-elle péniblement.

Depuis ce drame, Kusmawtee et sa fille vivent dans la crainte d?être à nouveau agressées. « Nou nepli kapav ress dan sa lakaz la. Nou tro per », confient-elles. Des voisins ont accepté de les accueillir chez eux pendant quelques jours en attendant que ses agresseurs soient retrouvés.

Elle affirme avoir déjà vu l?un des malfrats dans la localité et connaît le prénom d?un autre. Elle soutient que ses malheurs sont dus aux mauvaises fréquentations de sa jeune nièce. « Li ti abitie frekant zot. Ler linn gaign diskision avec zot, zot inn vinn rode li kot moi », explique Kusmawtee.

Vendredi, elle a été examinée par le médecin de la police Sudesh Kumar Gungadin qui a confirmé aux policiers du poste de Bel-Air-Rivière-Sèche qu?elle a bien été agressée sexuellement. Les enquêteurs, dirigés par l?inspecteur Vassoo Payen, sont sur les traces des deux violeurs.

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