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Constat d?échec d?une certaine idée de la dignité politique?
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Constat d?échec d?une certaine idée de la dignité politique?
Pitoyable scénario digne des plus mauvais telenovellas que nous ont imposé la majorité des commissaires du conseil exécutif de Rodrigues, leur chef en tête, la semaine dernière?et tout cela aux frais du contribuable de la République. Les concepteurs réalisateurs réunis de Femmes de Sable, Rosa, Terra Nostra ou pour faire plus contemporain Milagro n?auraient pu imaginer le psychodrame qui s?est joué en ce lundi de Pâques sur les hauteurs de Mont-Lubin lorsque les cinq commissaires ?blessés dans leur dignité d?homme? ou encore ?humiliés comme jamais auparavant? s?en sont allés comme pour honteusement renouveler leur serment d?allégeance au suzerain, non sans avoir au préalable pondu comme acte de contrition ce communiqué ubuesque de lyrisme d?un autre âge?
Une page a été tournée au niveau de la politique rodriguaise en ce lundi de Pâques 2006 : Rodrigues ne peut plus revendiquer un quelconque droit à sa spécificité, dans le registre des m?urs politiques s?entend, par rapport à Maurice : le mauvais casting de ces derniers jours a constitué une voie royale pour rejoindre le club pas très select des ravaleurs de couleuvres?Après l?épisode transfugiste d?un certain 15 août 2 000 qui a vu Alex Nancy obtenir la bénédiction Urbi et Orbi de l?assemblée des délégués aux dépens de Benoît Jolicoeur.
Et c?est cette même assemblée des délégués qui serait garante de la ?ligne du parti? selon le leader, comme établi dans son interview de presse en date du 12 avril dernier et source de tout ce mélodrame de mauvais goût.
Adding insult to injury, enfonçant le clou, serait mieux approprié pour ne pas détonner dans cet épisode relevant de la passion selon Ubu, l?opposition rodriguaise n?a rien trouvé de mieux que d?ouvrir ses bras aux ?transfuges? en puissance?La boucle est donc bouclée?Et dans tout ça les dindons de la farce n?en sont pas moins les citoyennes et citoyens, électeurs ? pathétique et néanmoins grotesque constat d?échec en cette quatrième année d?autonomie de Rodrigues, entre autres au niveau des m?urs et de l?expression d?une certaine idée de la dignité politique?Mais il paraît que les telenovellas ont beaucoup de succès ces jours-ci?
Jean-Marie F. RICHARD Grand-Baie, Rodrigues 18 avril 2006
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