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Patience, s’il vous plaît !

18 avril 2006, 00:00

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Malgré une probante victoire hier soir face à Everton, 3-0, Chelsea s’est vu refusé le droit de sabrer le champagne devant son public de Stamford Bridge. La faute à ce diable de Wayne Rooney, dont le beau doublé, en début d’après-midi, a permis à Manchester United de s’imposer à Tottenham, 2-1, et, par extension, de retarder sensiblement une échéance pourtant inévitable.

Chelsea n’a désormais besoin que d’un point en trois matches pour savourer son deuxième titre successif, le troisième de son histoire. Avec 88 points pour 35 matches, la bande à Jose Mourinho devance toujours United de neuf longueurs. Seul un extraordinaire concours de circonstances pourrait maintenant changer les données.

Le hasard faisant parfois bien les choses, c’est face à Manchester United, qui se rend à Stamford Bridge le 29 avril, que les Londoniens seront peut-être officiellement couronnés. Samedi, en effet, ils mettront de côté le championnat pour s’occuper de Liverpool, qui leur disputera une place en finale de la Coupe d’Angleterre.

Hier, des buts de Frank Lampard, Didier Drogba et Michael Essien ont scellé le sort d’un match qui aura vu Everton disputer l’essentiel de la deuxième période à dix, Lee Carsley se faisant expulser dès le retour des vestiaires.

A White Hart Lane, Rooney a, lui, porté son total personnel à 16 buts, offrant par la même occasion aux Diables rouges une dixième victoire en onze matches. Une série interrompue vendredi par Sunderland, venu arracher, on ne sait toujours comment, le match nul à Old Trafford.

“Ce n’est pas facile pour nous de perdre trois matches. Ce n’est pas facile pour United d’en gagner trois et encore moins de renverser au passage la différence de buts, plus 12 en notre faveur”, a commenté Mourinho. “Mais le football c’est le football. Alors, mieux vaut patienter encore un peu.”

Arsenal relancé</B>

Le titre, Ferguson n’y croit plus, mais il fait quand même semblant. “Si nous allons gagner à Stamford Bridge, alors pourquoi pas ? On ne sait jamais…” Fâcheuse langue de bois.

Pour Tottenham, cette défaite a un goût d’autant plus amer qu’elle relance inévitablement Arsenal, son rival historique, dans la course à la quatrième place, qualificative pour la Ligue des champions.

Les Gunners, laissés au repos hier, Ligue des champions oblige, restent à quatre points de leurs voisins londoniens, certes, mais ont désormais un match en main.

Samedi, c’est probablement l’un des derbies les plus chauds de l’histoire de Londres que le vieux Highbury aura le privilège d’abriter en avant-dernière. Tottenham, affamé de gloire et de reconnaissance, espère venir régler pour de bon ses comptes avec Arsenal en cette occasion.

“On va y aller avec l’obligation de ramener un résultat. Notre défaite face à Manchester United ne nous laisse pas le choix”, rappelait hier, dans les couloirs de White Hart Lane, Martin Jol, l’entraîneur de Tottenham. “Fallait-il pour autant qu’on en arrive-là ? Je ne crois pas. Contre United, nous avons réussi l’essentiel en revenant très tôt dans le match. Mais nous n’avons jamais égalisé. C’est une grosse déception.”

La bataille pour le maintien s’annonce tout aussi indécise. Des trois équipes qui se disputent la 17e place, Portsmouth était la seule en action hier.

Les Pompeys n’en n’ont pas profité pour lâcher Birmingham et West Bromwich, subissant à Charlton, leur premier revers en sept matches, 2-1.

Des buts tardifs de Bryan Hughes et Darren Bent, son 17e de la saison, ont rapproché les Addicks du milieu de tableau en même temps qu’ils condamnent Portsmouth à une fin de saison épouvantable.

Les protégés d’Harry Redknapp ont 32 points pour 35 matches et devancent de trois points Birmingham et de quatre points West Brom, lesquelles ont disputé un match en moins.

“Si nous avions gagné hier, nous aurions porté un coup fatal à nos deux poursuivants. Au lieu de ça, nous voilà à nouveau dans la merde”, a fatalement résumé l’entraîneur de Portsmouth, Harry Redknapp.

CHAMPIONSHIP

<B>Reading passe les 100 points</B>

Déjà assuré de la promotion et du titre, Reading a passé hier soir la barre des 100 points à la faveur de sa probante victoire, la trentième de la saison, aux dépens de Stoke City, 3 buts à 1.

Les protégés de Steve Coppell totalisent désormais 102 points pour 44 matches, 17 de plus que leur dauphin, Sheffield United, également promu, et qui affrontera le cinquième, Leeds United, ce soir. A deux journées de la fin, les Royals ne sont plus qu’à trois points du record absolu de Sunderland, qui avait terminé la saison avec 105 l’année dernière.

On connaît désormais les quatre équipes qui seront appelées à disputer les play-offs. Il s’agit de Watford, Preston North End, Leeds et Crystal Palace. Seule une de ces équipes jouera en Premier League la saison prochaine. Le septième, Wolverhampton, a désormais onze points de retard sur le sixième.

La bataille pour le maintien s’est également achevée hier. Sheffield Wesdnesday, club historique du Yorkshire, a évité le triste sort qu’avait connu Nottingham Forest l’année dernière en dominant Brighton 2-0. Avec 48 points, l’ancien club de Chris Waddle est à l’abri. Brighton, en revanche, ne peut plus sauver sa peau et accompagnera Crewe et Millwall en troisième division la saison prochaine.

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