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ALAN KAUPP Retour aux sources

15 avril 2006, 00:00

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En 1989, il faisait particulièrement bon d?être Mauricien. Alan Kaupp, un compatriote, triomphait dans les charts français avec sa ballade langoureuse : Never be a stranger. Ecoulé à un million d?exemplaires, ce titre, sorti en 45 tours, faisait honneur au pays. Invité chez Jacques Martin, Michel Drucker ou encore Jean-Pierre Foucault, Alan Kaupp faisait une tournée promotionnelle, dans toutes les émissions de variété française. Un jeune homme de vingt-sept ans, cheveux mi-longs, né à Port-Louis, faisait un tabac avec son allure de crooner.

Dix-sept ans plus tard, Alan Kaupp, né Alan Calou, s?est coupé les cheveux et se remémore, la larme à l??il, son passage éclair au sein de la célébrité. Du haut de ses 1m98, il reste un homme sensible, calme et confiant, quant à la carrière qu?il a choisi. Artiste de variété, est écrit en grand sur son CV. I just call de Stevie Wonder, lui a porté chance sur le plateau de Music One, émission de télé-crochet présentée par Guy Lux. C?est comme cela que Tony Rallo le remarque et c?est comme cela que l?aventure Never be a stranger commence. « Je nageais en plein rêve? » commente-t-il.

Lentement mais sûrement, il s?est tissé une jolie carrière, même si les passages à vide ne lui ont guère été épargnés. Quand on lui parle de son succès, on sent en lui comme une retenue. « J?avais 27 ans. Je tremblais comme une feuille. Les assistants des plateaux télé devaient presque me porter pour que je puisse arriver jusqu?à la scène. Mais ces moments-là, ont duré toute une vie pour moi. Mon pays, je l?ai toujours porté dans mon c?ur. Et quand Jacques Martin ou Michel Drucker évoquait l?île Maurice qu?ils choyaient, je ne pouvais contenir mon émotion,» raconte-t-il.

Des moments symboliques et des traversées du désert, c?est cela la rançon de la gloire. « J?ai toujours tout fait pour garder les pieds sur terre. Après avoir remporté le concours de chant chez Guy Lux, la proposition de faire un disque a sonné comme un rêve pour moi. Je me suis trouvé une vraie vocation. »

Il a en lui, la détermination de quelqu?un qui sait son art solide. La chanson, il la pousse depuis qu?il a douze ans. Depuis le jour où son père a quitté ce monde et depuis le jour où il a décidé de prendre en main son destin. Après Maurice, l?Inde, Dubayy, les Pays-Bas, la Belgique, la France, c?est à Genève, en Suisse, qu?il s?est posé. Mais c?est chez lui, à l?île Maurice, qu?il vient relancer sa carrière. Un album sortira bientôt, avec ses deux titres fétiches et quelques compositions récentes. Le coup d?envoi de ce nouveau contact avec le public mauricien, sera donné le 23 avril au Kilimanjaro, ex-Bambous, à Grand-Baie. Alan Kaupp aime les endroits feutrés et le contact intime avec le public. En live, il rechantera Never be a stranger, Don?t walk away from love et Comme si demain n?existait pas.

Résolument tourné vers l?avenir, Alan Kaupp voit grand. Ce CD sera en quelque sorte, l?aboutissement du chemin tracé depuis cette fameuse année 1989, au cours de laquelle un producteur du nom de Tony Rallo, lui a donné la chance de sa vie. Son histoire, Alan Kaupp continuera à l?écrire, comme on écrit un roman.

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