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Les ex-squatters de Camp-Levieux devenus indésirables
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Les ex-squatters de Camp-Levieux devenus indésirables
Une trentaine de personnes se partageant une maison. A Curepipe, où les squatters de Camp-Levieux ont été temporairement logés le 28 décembre, la situation devient invivable. Cohabitation difficile, hygiène de vie laissant à désirer, loyer impayé? De part et d?autre, les reproches fusent.
Nanette, une ancienne squatter, s?est abritée dans le garage. Elle y cuisine, y dort, y cajole ses enfants... Une autre femme vit dans une chambre avec ses cinq enfants. ?Pensez-vous qu?ils pourront vivre comme cela longtemps encore ?? se demande Ritoodoise Daby, le propriétaire des lieux, de retour de l?Angleterre. Il se plaint de la situation précaire des anciens squatters, de leur manque de savoir-vivre et du loyer (Rs 10 000) qui fait défaut pour le mois de mars.
Dans la cour, de la corde à linge accrochée aux rambardes. Un matelas élimé traîne sur le balcon. L?herbe, très haute, pousse dans tous les sens. De vagues traces d?eau usée cisèlent le sol. Ces anciens squatters sont toujours en attente de leur maison. Cela fait plus de trois mois que le ministère de la Justice et des Droits de l?homme les a placés dans cet endroit. Mais le contrat a expiré.
?Ils auraient dû avoir quitté la maison depuis le 27 mars. Vous savez combien de problèmes nous avons eus avec les voisins ?? gémit Ritoodoise Daby. Ce dernier affirme que les enfants font leurs besoins dans la cour, sont trop bruyants, se querellent souvent?
Les squatters, pour leur part, se disent aussi mécontents de la situation. ?Ou kone, mo plin ar sa sitiasyon la moi osi?, confie Nanette, ?Noun gagn enn renion samdi dernie, me aparaman nou terin pa ankor pre?. Comment a-t-elle vécu ces trois mois ? ?Li pa ti fasil et li touzour pa fasil? Parfoi nou pa dakor ar bann lezot.?
Ritoodoise Daby explique, lui, qu?il a fait parvenir une lettre au ministère, expliquant les raisons de sa réticence à renouveler le contrat. Il y avance 17 raisons. Mais ses plaintes sont demeurées sans réponse. Il précise qu?il ne forcera pas ses locataires vers la sortie mais souhaite régler le problème au plus vite.
François Ecroignard, du ministère de la Justice et des Droits de l?homme, éclaircit certains points. ?Nous avons conscience qu?il faudra vraisemblablement chercher une autre maison pour abriter ces individus. Nous ne pouvons pas les mettre à porte comme cela, peu importe leurs défauts??. Selon lui, la construction de nouvelles maisons pour les anciens squatters prendra encore du temps. ?Tout est une question d?administration. Cela dépend des ingénieurs et des architectes.? Il lance aussi un appel à l?aide au public?
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